Un texte de Katie Charpentier, collaboratrice
Le lundi 9 septembre, au cinéma Odéon du Quartier latin de Montréal, s’est tenue la première tant attendue de Tous Toqués!, réalisé par la talentueuse Manon Briand. L’atmosphère y était à la fois festive et conviviale, fidèle à la tradition québécoise, où nos vedettes restent accessibles et proches du public. Acteurs, membres de l’équipe de production et spectateurs se côtoyaient dans une ambiance détendue, renforçant ce lien unique qui nous unit à notre culture. Cette proximité est l’une des grandes forces de notre milieu artistique, nous permettant de nous identifier à ces personnalités qui, malgré leur célébrité, demeurent humbles et ancrées dans notre quotidien.
Tous Toqués! raconte l’histoire touchante de Sonia, une mère célibataire et douanière dans un petit village frontalier du Québec, magnifiquement incarnée par Julie Le Breton. Son personnage, strict et rigide dans son travail, est chargé de surveiller un petit poste douanier peu fréquenté. Ce poste, souvent traversé par les habitants du village pour leurs courses transfrontalières à la recherche de prix plus avantageux, la place dans une situation délicate et la rend impopulaire auprès de ses concitoyens. Cette dynamique conflictuelle entraîne des répercussions directes sur sa fille de 7 ans, Lili-Beth, brillamment jouée par Élodie Fontaine, qui est victime d’intimidation à l’école.
Le tournant se produit lorsque Lili-Beth s’inscrit au concours des Petits Chefs, dans une tentative désespérée d’améliorer sa situation à l’école. Bien qu’elle n’ait aucune expérience en cuisine, sa mère, pleine de culpabilité et déterminée à l’aider, réussit à convaincre un chef français, installé à New York, Victor, interprété par Édouard Baer, de venir en aide à sa fille. Ce dernier, qu’elle avait précédemment empêché d’entrer au Canada pour avoir transporté de la nourriture interdite, se laisse finalement convaincre et lui enseigne un plat qui pourrait faire toute la différence.
La complicité qui se développe entre Lili-Beth et Victor, malgré un premier contact chaotique, est au cœur de ce film, alliant humour, tendresse et résilience. Peu à peu, l’élan de solidarité dans le village, initialement réticent à l’idée d’aider Sonia et sa fille, se transforme en fierté collective lorsque la recette de Lili-Beth révèle un talent culinaire inattendu.
Ce qui fait la force de Tous Toqués!, c’est la manière dont il raconte une histoire à la fois locale et universelle. Avec une réalisation soignée, des excellents acteurs, et une écriture à la fois drôle et touchante, le film nous embarque dans une aventure humaine pleine de charme.
En ancrant l’histoire dans une réalité qui nous est familière, ce film nous rappelle l’importance de la solidarité et de la famille, tout en célébrant nos particularités régionales. Il est de ces œuvres qui font vibrer notre fibre culturelle et nous rendent fiers d’être Québécois. Que ce soit pour les moments d’humour, les instants de douceur, ou les scènes d’une belle intensité émotionnelle, on ressort du visionnement avec le sourire aux lèvres et le cœur léger. Des films comme Tous Toqués! nous rappellent la richesse de notre cinéma québécois et l’importance de le célébrer.
À l’affiche dès le 13 septembre.
Bon film!
Jamais plus raconte l’histoire de Lily, une jeune femme qui se lance dans l’entrepreneuriat en ouvrant une boutique de fleurs à Boston. Elle y rencontre Ryle (Justin Baldoni), un séduisant neurochirurgien dont elle tombe amoureuse, malgré ses réticences initiales. À travers des flashbacks, on découvre sa première histoire d’amour avec Atlas (Brandon Sklenar), un jeune garçon itinérant, ainsi que les violences que sa mère subissait de la part de son père. Au fil du temps, Ryle révèle un côté violent, et Lily se retrouve à devoir faire des choix déchirants pour ne pas revivre le cauchemar de sa mère.
Petite visite en famille le samedi 11 mai dernier chez Ubisoft pour assister à l’exposition Photomode : out there in game.
Est ce que le bois est vivant? Voici le thème qui est abordée lors de la pièce de théâtre Bois d’une durée de 40 minutes. Les marionnettes prennent vie grâce à Pavla Mano et Csaba Raduly, créateurs et interprètes qui n’en sont pas à leur première œuvre de ce genre. Ils donnent vie à plusieurs objets du quotidien comme des pelotes de laines ou des taies d’oreiller. Bois se déroule sans aucunes paroles, mais ces marionnettes réussissent à communiquer et à nous faire rire. L’interprétation musicale est brillante et aide les enfants à comprendre les sentiments et réactions des personnages. Les créatures se découvrent et se livrent une bataille pour une petite feuille au sommet de l’arbre qui trône au milieu de la scène mais… est ce vraiment un arbre? L’humour est très présent; j’ai d’ailleurs adoré entendre le rire de tous les enfants durant la représentation, sans compter la complicité palpable entre les deux marionnettistes qui réussissent facilement à nous transporter dans leur monde fantastique. Une période de questions à la fin de la pièce nous permet de découvrir tout le travail artistique derrière cette œuvre. Lors de notre prochaine balade en forêt, ma famille et moi ne verrons plus les branches et les arbres du même oeil. Gageons que nous allons revoir plusieurs personnages de la pièce et nous aurons aussi le plaisirs d’en inventer de nouveaux.