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Meve et cie

Un blogue sur les dernières tendances par Marie-Eve Lanthier

Spectacles à voir

Tupqan : un thriller spirituel et politique

24 février 2026

Tupqan au Théâtre Duceppe

Une création marquante pour les 40 ans d’Ondinnok

À partir du 4 mars 2026, le Théâtre Jean-Duceppe accueille Tuqpan | Nos territoires intérieurs, une création originale co-portée par Ondinnok, Menuentakuan et Auen, à l’occasion des 40 ans de la compagnie. Née dans le cadre des résidences d’écriture du théâtre Duceppe, cette pièce est le fruit d’un travail collectif d’artistes issus des nations Innu, Kanien’kehá:ka, Mi’gmaq, Atikamekw, Gitxsan, Wendate et Wolastoqey, véritable mosaïque culturelle au service d’un récit universel.

 

Un thriller politique aux racines spirituelles

Trois décennies après le vol d’un wampum sacré – symbole de cohésion – et la disparition mystérieuse d’un membre de la communauté fictive de Whitefish, Polam, poussé par sa cousine et meilleure amie, se lance dans la course à la chefferie. Sa quête du wampum, à la fois politique et spirituelle, le transforme profondément : l’objet, apparu en rêve, le relie à son passé familial et aux traumatismes non-dits de sa communauté. Un thriller politique qui devient méditation sur l’identité, la mémoire et le lien au territoire, où chaque personnage incarne une facette de la résistance et de la reconstruction.

 

Une expérience immersive et poétique

Fusionnant arts visuels, sonores et théâtraux, Tuqpan (« terre » en wolastoqey) enveloppe le public dans une expérience riche, où l’on sort grandi·e. Une pièce à la fois politique, spirituelle et profondément humaine — à ne pas manquer.

 

Informations pratiques – Tupqan

Mise en scène : Soleil Launière

Musique originale : CHANCES

Durée : environ 1h30 (sans entracte)

Dates : 4 mars au 4 avril 2026

Surtitres : en anglais

Tarifs : 32 $ à 94,50 $

Lieu : Théâtre Jean-Duceppe, Place des Arts

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire aussi : Les vulnérables : un conte entre cirque, cabaret et thriller

Lecture et films

Ma broderie nature par Brodé serré

24 février 2026

ma broderie nature

Un guide broderie inspiré par la nature

Ma broderie nature, de Marianne Côté-Lecavalier – alias Bordé serré – est un guide à la fois pédagogique et inspirant pour les passionnés de broderie, qu’ils soient débutants ou confirmés. Plutôt que de classer les 30 projets par difficulté, l’autrice les organise selon cinq niveaux de « patience requise » — une approche originale qui valorise le rythme personnel de chacun. Le thème central, la nature, offre une palette de motifs vivants : feuilles, oiseaux, fleurs, insectes… parfaits pour décorer textiles, murs ou objets du quotidien.

Une approche accessible et bien pensée

Le début du livre nous plonge de façon claire dans le processus de mise en œuvre d’un ouvrage de broderie. Chaque point est expliqué de façon claire et accompagné d’une illustration. Un code QR donne accès à des vidéos tutorielles, facilitant l’apprentissage. L’ouvrage s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux confirmés, en offrant des projets variés et réalisables.

Un livre apaisant, à la fois pratique et poétique

La présentation est sobre, la mise en page apaisante, les instructions et les motifs, sont parfaitement maîtrisés. Ce n’est pas seulement un manuel : c’est une invitation à ralentir, à créer, à se reconnecter à la nature par le fil et l’aiguille.

En bref, cet ouvrage est le compagnon idéal pour qui cherche à broder avec sérénité et sans pression.

Informations pratiques

Éditeur : Les éditions de l’homme
Publication : 14 janvier 2026
Prix : 34,95$

Disponible sur Amazon

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : La bête à sa mère : le livre graphique

 

 

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Lecture et films

La bête à sa mère : le livre graphique

24 février 2026

la bête à sa mère le roman graphique

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Une adaptation graphique audacieuse d’un récit brutal

La bête à sa mère : Le roman graphique, adaptation du roman éponyme de David Goudreault par Boris Dolivet – alias Eldiablo – et Laurent Pinabel, entreprend de transposer en images – et y parvient – la voix crue et dérangeante d’un narrateur sans nom. Le jeune homme placé en familles d’accueil, émancipé trop tôt mène une vie difficile, mêlant drogue, délinquance et sexualité désenchantée.

Des années après le roman original, cette version graphique, de part ses visuels, amplifie la violence psychologique et sociale du récit.

Un ton qui ne fait pas de compromis

Le ton noir et sans apitoiement avec cette phrase iconique « Ma mère se suicidait souvent » donne tout de suite le ton d’un récit rafusant toute concession. Ce n’est pas un portrait de victime, mais d’un anti-héros qui assume sa brutalité, sa lucidité et sa dérive. Comme le souligne Goudreault, « c’est OK qu’il choque » : l’œuvre vise à déranger, à interpeller, à faire réfléchir.

 

Une critique sociale en images

Le roman graphique, par son style visuel et narratif, rend encore plus palpable la dérive du personnage. Il ne s’agit pas seulement d’une adaptation, mais d’une réinterprétation qui renforce le message central : « on ne naît pas bête, on le devient ». Une œuvre forte, dérangeante, exigeante, et profondément humaine.

 

Informations pratiques – La bête à sa mère

Éditeur : Stanké

Publication : 24 septembre 2025

Prix : 32,95$

Disponible sur Amazon

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Stop au sucre : reprendre le contrôle sans se priver

 

 

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Spectacles à voir

Hamlet de Shakespeare à l’Usine C

20 janvier 2026

Céline Bonnier interprète le rôle titre de la pièce Hamlet sur la scène de l'Usine C à Montréal

 

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Du 5 au 14 février 2026, l’Usine C présentera Hamlet, l’une des pièces les plus célèbres de William Shakespeare.

La pièce

La Tragique histoire d’Hamlet, prince du Danemark, plus souvent appelée Hamlet, est une tragédie en cinq actes dont la première représentation a eu lieu entre 1598 et 1601. Cette œuvre intemporelle explore des thèmes universels : la vengeance, la folie, la trahison, la culpabilité et la quête de vérité.

Résumé

Au Danemark, le roi vient de mourir. Son frère, Claudius, monte sur le trône et épouse Gertrude, la veuve du défunt souverain. Hamlet, le prince, sombre dans le deuil et refuse d’accepter ce mariage précipité avec son oncle. Une nuit, le spectre de son père lui apparaît et lui révèle un terrible secret : Claudius l’a assassiné pour s’emparer du pouvoir.
Désormais obsédé par l’idée de venger son père, Hamlet feint la folie pour brouiller les pistes. Il organise une pièce de théâtre qui mime le meurtre du roi, espérant forcer Claudius à trahir sa culpabilité. Mais à la cour, son comportement erratique intrigue : on attribue sa folie à son amour pour Ophélie. Claudius, sentant le piège se refermer, décide d’éliminer Hamlet avant qu’il ne soit trop tard.

Les adaptations et mises en scène d’Angela KonradMettre en scène Hamlet

On qualifie souvent Hamlet de « pièce de toutes les pièces ». Depuis cinq siècles, elle a été mise en scène encore et encore, révélant à chaque fois des facettes inédites. Cette œuvre concentre les enjeux fondamentaux de la théâtralité : vérité et mensonge, culpabilité, folie, et le théâtre dans le théâtre, comme un miroir déformant de la représentation elle-même.
En explorant le texte sous l’angle de la vérité, avec une radicalité raffinée, la metteure en scène Angela Konrad y retrouve Shakespeare, son auteur fétiche. Elle confie le rôle-titre — l’un des plus emblématiques du répertoire — à Céline Bonnier, figure majeure du théâtre québécois.

Au cœur de la production : la pulsion de mort

Dans Hamlet, la mort n’est pas qu’un simple moteur dramatique : elle hante la pièce de part en part. Dès l’apparition du spectre du roi assassiné, décrivant avec une froideur clinique les effets du poison dans les veines, jusqu’à l’hécatombe finale, elle scelle le destin de la tragédie.
Mais il est aussi question de démantèlement du pouvoir et de soif de vengeance. Comment connaître la vérité sans pouvoir la saisir ? Comment feindre la folie pour démasquer celle du monde ? Comment tendre un miroir à un autre miroir et s’y perdre dans un jeu infini de reflets illusoires ?

Angela Konrad

Directrice générale et artistique de l’Usine C depuis septembre 2022, Angela Konrad a marqué la scène théâtrale par des créations audacieuses et saluées par la critique. Parmi ses réalisations les plus marquantes :

  • Variations pour une déchéance annoncée (d’après Tchekhov)
  • Macbeth de Garneau
  • Last Night I dreamt somebody loves me (création originale)
  • Les robots font-ils l’amour ? (d’après Besnier et Alexandre)
  • Golgotha Picnic de Rodrigo Garcia

Sa mise en scène de Vernon Subutex (d’après Despentes) lui a valu le prix de la « Meilleure mise en scène 2021-2022 » décerné par l’Association québécoise des critiques de théâtre (ACQT). En printemps 2024, elle adaptera l’intégrale de la trilogie Vernon Subutex.

Lauréate de la prestigieuse bourse Jean-Pierre Ronfard en 2021, Angela Konrad est reconnue pour son approche artistique alliant rigueur et audace, transformant les grands textes en expériences scéniques percutantes.

Infos pratiques – Hamlet

Texte : William Shakespeare
Adaptation et mise en scène : Angela Konrad
Langues : Français et anglais (surtitré en français)
Dates :

  • 5 et 6 février 2026 à 19h
  • 7 février 2026 à 15h
  • 10, 11, 12, 13 février 2026 à 19h
  • 14 février 2026 à 15h

Événements spéciaux :

  • Soirée bénéfice le 12 février
  • Discussions avec le public suite aux représentations du 7 et du 11 février

Tarifs :

  • Régulier : 50$
  • Aîné·e·s : 45$
  • Réduit (étudiants, moins de 30 ans et professionnel·le·s de la danse ou du théâtre) : 40$

Billetterie : https://usine-c.tuxedobillet.com/main/hamlet?axeptio_token=O7z6BgvJ8wIfEnmns8zqywUsIp

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Sinatra symphonique : Marc Hervieux en concert

Lecture et films

Manon sous le marronnier : un roman d’amour hors du temps

24 Décembre 2025

Couverture du roman Manon sous le marronnier de Jean-François Beauchemin, publié chez Québec Amérique

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Un roman qui se lit comme une respiration

Avec Manon sous le marronnier, Jean-François Beauchemin signe un roman d’une grande délicatesse, publié chez Québec Amérique, qui échappe volontairement aux codes traditionnels du récit. Ici, pas de véritable début ni de fin : on entre dans l’histoire comme on entre dans une pensée, un souvenir, une émotion.

Le narrateur, bibliothécaire hypersensible, raconte son amour pour Manon, une femme qu’il aime depuis trente ans. À travers des chapitres très courts, presque fragmentés, le roman nous invite à observer le monde autrement : les gestes minuscules, les silences, les détails qu’on ne voit plus quand tout va trop vite.

La beauté des petits riens

Ce qui frappe rapidement à la lecture de Manon sous le marronnier, c’est cette capacité à magnifier le quotidien. Beauchemin s’attarde à ce qui semble banal — un repas, une promenade, un souvenir — pour en faire des moments chargés de sens. On y retrouve une profonde tendresse pour la vie telle qu’elle est, imparfaite, fragile, mais profondément belle.

La plume est poétique, parfois un brin désuète, assumée. Elle agit comme une forme de résistance douce face au bruit du monde, à l’urgence permanente, et nous ramène à l’essentiel : aimer, observer, ressentir.

Un extrait qui résume tout

Le résumé du roman donne d’ailleurs parfaitement le ton. Le narrateur y compare Manon à une forêt mixte, riche et vivante, remplie de zones protégées, de sentiers, de lumière et d’ombres. Une métaphore puissante qui résume bien l’approche de l’auteur : parler de l’amour sans grandiloquence, mais avec une immense sensibilité.

Jean-François Beauchemin, une voix incontournable

Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-François Beauchemin occupe une place unique dans la littérature québécoise. On lui doit notamment Le jour des corneilles, La fabrication de l’aube et Le roitelet, des œuvres saluées ici comme à l’international. Avec Manon sous le marronnier, il poursuit cette démarche introspective et humaine qui fait sa signature.

Pourquoi lire Manon sous le marronnier?

Parce que c’est un roman qui ne cherche pas à impressionner, mais à toucher. Un livre à lire lentement, à petites doses, idéal pour celles et ceux qui aiment les textes sensibles, les histoires d’amour durables et la littérature qui prend son temps.


Info pratique – Manon sous le marronnier

  • Auteur : Jean-François Beauchemin

  • Éditeur : Québec Amérique

  • Prix : 29,95 $

  • Où l’acheter : Site officiel de Québec Amérique

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Le journal enchanté de Youri : un roman jeunesse captivant

Lecture et films

À s’en arracher le cœur : l’essai d’India Desjardins

10 novembre 2025

Couverture du livre À s’en arracher le cœur d’India Desjardins, publié chez Québec Amérique

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Un essai essentiel sur la représentation des filles à mettre entre toutes les mains

Avant de vous donner envie de lire cet ouvrage, je me dois de vous dire de quoi il parle… Je ne pourrai guère faire mieux que son résumé. Le voici donc :

Comment parle-t-on des filles? Le reflet qu’on leur renvoie peut-il influencer leur perception d’elles-mêmes?

À travers une analyse des héroïnes de la fiction, des relations amoureuses, des jouets, des jeux vidéo et des couleurs, cet essai explore les représentations du féminin dans la culture populaire.

À une époque où la misogynie gagne du terrain jusque dans les cours d’école, il devient nécessaire de s’interroger : quel rôle jouent les stéréotypes dans tout ça? Et que se passe-t-il quand ce qui est associé aux filles est sans cesse tourné en dérision, minimisé ou dévalorisé?

Portée par les réflexions de grandes penseuses, de Virginia Woolf à Taylor Swift en passant par bell hooks, India Desjardins nous invite, avec humour et sensibilité, à regarder le monde autrement et à y prendre part activement.

Couverture du livre À s’en arracher le cœur d’India Desjardins, publié chez Québec AmériqueÀ s’en arracher le cœur – Un livre inspirant et magnifiquement conçu

Rien que de lire ces quelques phrases m’a donné envie.

J’ai, comme tout un chacun, d’abord vu son écrin. Un livre bien rose, avec un titre en gras qu’on ne peut pas manquer. Puis, j’ai craqué sur sa mise en page. Elle est colorée, funky et carrément belle.

Et ensuite, j’ai lu et j’ai adoré.

Comme l’autrice est sensiblement de la même époque que moi, tout ce qu’elle raconte sur la représentation des filles dans son enfance et son adolescence m’a beaucoup parlé. Qui ne se souvient pas que les filles jouaient avec des poupées et que les garçons avaient des figurines? Tout ça pour désigner la même chose, d’un côté Barbie et de l’autre les GI Joe…

Un contenu intelligent et accessibleCouverture du livre À s’en arracher le cœur d’India Desjardins, publié chez Québec Amérique

L’autrice parle aussi des relations amoureuses, de notre perception de nous-mêmes en tant que femme dans la société et des stéréotypes de genre (le bleu pour les garçons, le rose pour les filles et j’en passe).

Les exemples concrets tels que le test de Bechdel donnent à réfléchir. Si vous ne connaissez pas ce test, il permet de mettre en évidence la représentation des personnages féminins dans la fiction. Prenez un film lambda et essayez de voir si :

  • Il y a au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre;

  • Elles parlent ensemble;

  • Et discutent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.

Vous allez voir, c’est assez éloquent!

Le propos est toujours juste, toujours documenté et ça fait du bien. À l’heure de la montée des masculinistes, des propos misogynes à l’école, de la dépréciation des femmes et des jugements de valeurs, ce livre fait un bien fou.

India Desjardins aborde le tout avec humour et des propos cohérents, sans fioritures.

À mettre entre toutes les mains

Le public cible est prioritairement les adolescent·es, mais il conviendra à toute personne se posant des questions sur les représentations des femmes dans notre monde.
D’ailleurs, il devrait être étudié dans les écoles secondaires. Ça donnerait à réfléchir à nos ados, autant nos filles que nos garçons, peut-être même surtout nos garçons…
Ça ne leur ferait pas de mal de se rendre compte de leurs privilèges et d’essayer eux aussi d’être partie prenante de l’évolution de la société vers quelque chose de beaucoup plus égalitaire!


🪶 Informations pratiques – À s’en arracher le cœur

Publié chez : Québec Amérique
Prix : 24,95 $
Autrice : India Desjardins
Illustrations : LaCharbonne (Camille Charbonneau)
Lien officiel : A s’en arracher le cœur – Québec Amérique


🖋️ À propos des créatrices

India Desjardins est une écrivaine québécoise dont les livres sont publiés à travers le monde. Sa série de romans Le Journal d’Aurélie Laflamme a été vendue à plus de 2 millions d’exemplaires en plus de faire l’objet de deux adaptations au cinéma, qu’elle a scénarisées.

LaCharbonne (alias Camille Charbonneau) est une muraliste, illustratrice et designer de Montréal. Son style unique est une célébration de la couleur, de la nostalgie et de l’émancipation. Inspirée par les dessins animés des années 90, elle met les femmes au premier plan, avec force et charme, dans un univers à la fois ludique et puissant.

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Qu’est-ce qu’on mange ? Les Fermières célèbrent 110 ans

Lecture et films

Les queers qui ont changé le monde de Samuel Larochelle

9 octobre 2025

Couverture du livre Les queers qui ont changé le monde de Samuel Larochelle

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

À travers des portraits courts, Samuel Larochelle présente des figures LGBTQ+ emblématiques et incontournables. Il met en lumière des personnalités de toutes origines et venant d’horizons différents. On a ici des hommes ou femmes politiques, des sportifs, des artistes, des scientifiques et j’en passe!

Il y a des noms connus de tous comme Elton John, Angelina Jolie, Lady Gaga ou encore Michelangelo. Il y a ceux que j’ai découverts, les sportifs et sportives surtout, Micheal Sam (joueur de la NFL), Marie-Philip Poulin, Caroline Ouellette et Mélodie Daoust…

Il y a ceux qui sont sujets à controverse de par leurs propos ou positions. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié que l’auteur en parle quand même. Nous avons ici Caitlyn Jenner ou Joel Simkhai.

Les personnalités qui m’ont le plus marquée (j’en connaissais déjà certaines) sont indéniablement les scientifiques avec en tête Alan Turing.

Si vous ne le connaissez pas, sachez que, sans lui, la Seconde Guerre mondiale ne se serait certainement pas terminée de la même façon. Il a permis de déchiffrer les communications cryptées des Allemands (machine Enigma), a travaillé sur les tout premiers ordinateurs et a contribué au débat sur la possibilité de l’intelligence artificielle (c’était en 1950!)… Condamné à la castration chimique en 1952, il est mort deux ans plus tard (suicide ou pas?).

Si jamais vous n’avez pas vu le film Imitation Game, regardez-le, il est génial et Benedict Cumberbatch est exceptionnel dans le rôle!

Il y a aussi les médecins et infirmières, souvent des femmes, qui, rien que par leur genre, avaient déjà un sacré handicap : Florence Nightingale, Ethel Collins Dunham, Martha May Eliot…

D’un côté plus politique, il y a Harvey Milk (maire de Castro, un des quartiers de Los Angeles) et Alicia Garza (cofondatrice du mouvement Black Lives Matters en 2013).

Tous les portraits, il y en a beaucoup d’autres, apportent et apprennent quelque chose. Bien que le livre soit classé en jeunesse, les adultes ont tout autant à apprendre que les jeunes et c’est une très bonne entrée en matière!

Avant de vous laisser, je terminerai mon petit avis de ce documentaire vraiment très intéressant en nommant un Québécois, Laurent McCutcheon. Pourquoi lui et pas Turing que j’adore? Parce qu’il est le créateur de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie, la biphobie et les queerphobies.
Cette journée a lieu le 17 mai, jour où, en 1990, l’Organisation mondiale de la Santé a retiré l’homosexualité de la liste des troubles mentaux. Il a fait bien d’autres choses que je vous laisserai découvrir dans le livre, mais je tenais à souligner ça!


Résumé – Les queers qui ont changé le monde

Les personnes LGBTQ+ qui ont marqué l’histoire sont nombreuses et trop peu connues. Issues de domaines aussi variés que les sports, les arts, la science ou la politique, originaires de partout dans le monde (y compris du Québec!), elles ont tout ce qu’il faut pour inspirer les futures générations.

Avec une plume accessible et vibrante, Samuel Larochelle nous invite à (re)découvrir l’impact des gens qui ont fait tomber des barrières, affronté les préjugés et contribué à transformer notre monde.
Dans un plaidoyer pour la reconnaissance de leur diversité et de leur créativité, les textes laissent aussi place à quelques prises de position et différents souvenirs de l’auteur.


Samuel LarochelleL’auteur

Samuel Larochelle est un écrivain, journaliste et entrepreneur culturel québécois originaire d’Amos. Il écrit des romans pour adultes et adolescents, des récits poétiques, des biographies et des romans graphiques. Son livre Le plus petit sauveur du monde a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général 2023. Collaborateur de nombreux médias, il explore des thèmes variés, dont les arts et les enjeux LGBTQ+. Il anime aussi des événements littéraires et donne des conférences dans les écoles primaires et secondaires du Québec.


Infos pratique – Les queers qui ont changé le monde

Éditeur : Québec Amérique
Prix : 26,95 $
Date de parution : 3 septembre 2025
Âge suggéré : À partir de 14 ans (ou dès 12 ans si la lecture est accompagnée des parents)

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Lecture et films

A big bold beautiful journey, une romance réussie!

21 septembre 2025

Affiche du film A big bold beautiful journey avec Margot Robbie et Colin Farrell

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Le 19 septembre sort A big bold beautiful journey avec Margot Robbie et Colin Farrell. Si vous aimez les histoires d’amour avec un côté fantastique et contemplatif, ce film est pour vous!

Synopsis de A big bold beautiful journey

Imaginez pouvoir ouvrir une porte et la franchir pour revivre un moment décisif de votre passé. Sarah et David, deux inconnus célibataires, se rencontrent lors du mariage d’un ami commun et, par un incroyable coup du sort, se lancent ensemble dans une aventure grandiose – drôle, fantastique et pleine d’émotions – où ils revivent des instants marquants de leurs vies respectives. Ces souvenirs retracent leurs parcours et pourraient bien leur offrir une chance de transformer leur avenir.

Mon avis sur A big bold beautiful journey

Tout commence avec un sabot mis sur la roue de la voiture de David. Il doit absolument trouver une voiture pour se rendre à un mariage et tombe sur une annonce.

Il se retrouve devant l’agence alors qu’il pleut des cordes. Un entrepôt quasi vide avec deux employés (un peu bizarres, il faut l’avouer) qui lui font presque passer un entretien d’embauche et lui imposent un GPS…

Le voilà au mariage. Il pleut toujours. Il rencontre Sarah, qui vit dans la même ville que lui. Ils discutent de tout et de rien, se plaisent, mais repartent chacun de leur côté.

C’est là que tout commence… sur une aire d’autoroute grâce à un GPS.

La suite, ce sont des portes à franchir, des souvenirs joyeux ou pas, le présent, des confidences, le deuil, des regards échangés, les premières amours, des pleurs… la vie quoi.

Distribution et jeu des acteurs

La distribution est parfaite. Tous les acteurs jouent vraiment bien, avec en tête Margot Robbie (magnifique et talentueuse) et Colin Farrell (vraiment doué). Leur jeu, les regards échangés, les gestes esquissés créent une alchimie incroyable. La complicité entre eux est palpable.

Parmi les acteurs secondaires, j’ai particulièrement apprécié le père de David, très touchant dans son interprétation. L’absence d’artifices révèle le jeu des acteurs et nous rapproche des personnages.

Photographie et ambiance

La photographie est superbe. Certains plans sont vraiment magnifiques, comme par exemple celui vu d’en haut au tout début du film quand David arrive à l’agence de location.

Le côté magique est accepté sans discussion par les personnages. La porte à franchir apporte un beau symbole : celui d’un passage, d’une évolution. Le rythme est lent, contemplatif (cela peut en frustrer certains), dénotant avec le « tout tout de suite » qui nous bombarde chaque jour.

En conclusion

Personnellement, j’ai vraiment aimé ce film.
A big bold beautiful journey est un film qui rend hommage à la simplicité, à l’honnêteté, à l’ouverture d’esprit. C’est poétique, un brin philosophique, drôle et triste — en somme, les ingrédients parfaits d’une romance réussie.

Pour voir la bande-annonce, clique ici!

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Lecture et films

Chrysalide d’Anuja Varghese : recueil de nouvelles

21 septembre 2025

Couverture du livre Chrysalide d’Anuja Varghese

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Chrysalide est un recueil de 15 nouvelles, de Anuja Varghese, mêlant différents genres (imaginaire, contemporain), traitant d’histoires de femmes ou de filles issues de l’immigration, publié chez VLB éditeur.


Quatrième de couverture

« Où sont les histoires qui parlent de moi, celles qui racontent toute la vérité ? Si j’avais été la protagoniste d’une nouvelle d’Alice Munro, j’aurais déménagé à la campagne, où j’aurais passé mes journées dans un chagrin stoïque et silencieux jusqu’à ce que je meure seule.
Si j’avais plutôt été l’héroïne d’une nouvelle de Margaret Atwood, j’aurais mené une guerre contre mes oppresseurs, fini par me retirer de la société et, fort probablement, par mourir seule.
Si demain je me réveillais dans un film hollywoodien, je serais triste et magnifique et je baiserais avec tout le monde, pour finir assassinée par l’un de mes amants éconduits, abandonnée dans la mort.
Si je me réveillais dans un film bollywoodien, j’entonnerais une chanson triste et magnifique, je ne baiserais avec personne, puis je m’infligerais la mort, noblement, tragiquement, et (évidemment) toujours aussi seule. »


Quinze nouvelles, quinze couleurs

Quinze nouvelles toutes de couleurs et de sensations qui célèbrent la diversité et la métamorphose de Anuja Varghese, dans une traduction de l’écrivaine Mélissa Verreault.


Mon avis

Les 15 nouvelles sont toutes différentes les unes des autres.
On y parle de harcèlement, racisme, orientation sexuelle, violences conjugales, genre… On y trouve aussi des maisons hantées, des amours interdites et de l’adultère.

Si j’ai beaucoup apprécié ma lecture, j’ai souvent été frustrée par le format de nouvelles. J’aurais aimé en savoir davantage sur ces héroïnes et sur leurs destins. Plus de détails que, malheureusement, le format ne permet pas.

La plume de l’autrice, adaptée à chacune de ses nouvelles, nous entraîne tout de même au cœur des sentiments de ses personnages.

C’est un livre important parce qu’il met en scène des héroïnes non blanches, issues de divers milieux sociaux, qui veulent simplement exister. La dédicace en est d’ailleurs parfaite :
« Ce livre est dédié à toutes les filles et toutes les femmes qui ne se reconnaissent pas dans la majorité des histoires. Vous êtes dignes d’être représentées, en dépit de ce qu’on vous a raconté. »


Mes nouvelles préférées

  • Là où les os fleurissent : pour son côté imaginaire et légèrement horrifique.

  • Commémoration : pour l’héroïne qui couvre (et sauve) une autre femme parce qu’en un regard, elle a compris son histoire.

  • Lait : pour la thématique du harcèlement et son final.

  • Chitra : un petit conte de fées à la Cendrillon avec ses demi-sœurs et ses chaussures.

  • Quand minuit sonne à l’Oasis : pour la transidentité, et le rejet et déni vécus par Anita dans sa famille.


Pourquoi lire Chrysalide ?

Je vous conseille vivement cet ouvrage pour sa pluralité des genres et ses thèmes qui en font une lecture variée, engagée et divertissante.

Et si vous hésitez encore : Chrysalide a remporté le Prix du Gouverneur général, le Prix Dayne Ogilvie pour les écrivaines émergentes LGBTQ2S+ et est finaliste du Prix Carol Shields de fiction.

À noter : le premier roman d’Anuja Varghese, A Kiss of Crimson Ash, sortira en 2026.


Infos pratiques – Chrysalide

  • Titre : Chrysalide

  • Autrice : Anuja Varghese

  • Traduction : Mélissa Verreault

  • Éditeur : VLB éditeur

  • Parution : 2025

  • Genre : Recueil de nouvelles (imaginaire, contemporain)

 

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Spectacles à voir

Rhinocéros de Ionesco au Théâtre Denise-Pelletier

21 septembre 2025

Affiche de Rhinocéros d’Ionesco au Théâtre Denise-Pelletier 2025

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Rhinocéros d’Ionesco : une œuvre phare du théâtre de l’absurde

Du 24 septembre au 18 octobre, le Théâtre Denise-Pelletier présente Rhinocéros d’Eugène Ionesco, une pièce culte du théâtre de l’absurde.

Publié en 1959, l’œuvre en trois actes, emblème du théâtre de l’absurde, dépeint une épidémie imaginaire, la rhinocérite, qui se propage dans une ville tranquille, transformant progressivement les habitants en rhinocéros…

Métaphore de la montée des systèmes autocratiques, la pièce expose les dangers du conformisme et nous montre comment on s’habitue aux idéologies extrêmes alors qu’elles s’immiscent dans nos vies et menacent de tout piétiner.

Toujours d’actualité, l’œuvre n’a pas pris une ride. Elle met en lumière les dangers de l’accoutumance : nous intériorisons la violence, le mépris et la haine qu’engendrent les systèmes totalitaires. Nous en venons à croire que nous ne pouvons plus rien changer et qu’il est plus facile de ne rien faire. Mais comment inverser la tendance?

Une mise en scène signée Marie-Ève Milot

Le spectacle, mis en scène par Marie-Ève Milot, est une relecture resserrée de l’œuvre originale, ramenant la durée de plus de deux heures à 1 h 20. Certains personnages ont été féminisés, et l’un rajeuni, afin de montrer que les idéologies extrêmes menacent toutes les générations.

Comédienne, autrice, metteuse en scène et éditrice, Marie-Ève Milot a participé à plus d’une vingtaine de productions théâtrales et à plusieurs séries télévisées. Codirectrice artistique du Théâtre de l’Affamée, elle a coécrit ou mis en scène de nombreuses pièces remarquées (Débranchée/Unplugged, Chienne(s), Guérilla de l’ordinaire, Sappho, Clandestines).

Elle a aussi dirigé des créations marquantes comme Sissi (La Licorne, 2019), Mama (Duceppe, 2022), Chokola (La Licorne, 2023), Docteure (Duceppe, 2023), Faire la mort (Espace Go, 2024) et Helgi (Quat’Sous, 2025). Engagée, elle contribue activement à la mise en valeur du théâtre féministe à travers la collection La Nef (Éditions du remue-ménage) et le prix Jovette-Marchessault.

Distribution

Texte : Eugène Ionesco
Mise en scène : Marie-Ève Milot
Avec : Anna Beaupré Moulounda, Lamia Benhacine, Zoé Boudou, Renaud Lacelle-Bourdon, Christophe Payeur et Gabriel Szabo

Assistance à la mise en scène et régie : Josianne Dulong-Savignac
Soutien dramaturgique : Marie-Claude St-Laurent
Scénographie : Patrice Charbonneau-Brunelle
Costumes : Cynthia St-Gelais
Lumières : Étienne Boucher
Musique : Antoine Berthiaume
Maquillages et coiffures : Justine Denoncourt-Bélanger
Vidéo : Zachary Noël-Ferland

Informations pratiques – Rhinocéros

📅 Quand : Du 24 septembre au 18 octobre
📍 Où : Théâtre Denise-Pelletier, 4353 rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H1V 1Y2
🎟️ Réservations : denise-pelletier.qc.ca

Pour voir le teaser, clique ici!

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

 

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