Un texte de Katie Charpentier, collaboratrice
Sortir de la salle Duceppe sans mots, les larmes aux yeux, c’est ce que Janette m’a fait vivre. Mais surtout, j’en suis sortie avec plus d’espoir, de feu ardent et une immense envie de vivre.
Janette, c’est un hymne vibrant à la joie, à la résilience et à la voix des femmes du dernier siècle.
À travers des capsules qui épousent le fil de sa vie, on suit Janette Bertrand de sa naissance en 1925 jusqu’à son 100e anniversaire en 2025.
On découvre ses premières interrogations auprès de sa mère, ses amours, ses peurs, ses succès.
On traverse ses deuils (enfants, mère, amis), son divorce, ses engagements sociaux. On vit tout cela avec elle.
On rit, on pleure, on s’émerveille.
Ce qui frappe, c’est la richesse de son parcours, mais surtout cette sensation qu’elle est une femme parmi les autres, extraordinairement humaine.
Guylaine Tremblay incarne Janette avec une finesse et une justesse renversante.
Chaque posture, chaque intention de voix, chaque rire, chaque réplique marque… tout y est.
Elle livre les nombreux monologues avec un naturel désarmant.
Chapeau bas à elle, pour cette interprétation magistrale.
Et que dire de Rébecca Déraspe, l’autrice : quel texte! Une plume vraie, sentie, qui nous prend aux tripes.
L’émotion est dans chaque mot, dans chaque silence.
Les autres comédiens brillent tout autant.
Normand Chouinard, qui remonte sur scène après 17 ans, offre une performance touchante, empreinte de vulnérabilité.
Sa propre peur résonne avec l’histoire de Janette qui ose.
Et Zoé Lajeunesse-Guy, la vraie fille de Janette, ajoute une profondeur touchante à l’ensemble.
On sent chez tous une immense admiration pour Janette, un désir profond de lui rendre hommage avec cœur et corps.
Janette est une pièce à voir absolument.
Pas seulement pour les performances éclatantes, mais pour ses paroles vraies, ses élans de vie, son impact.
C’est une œuvre qui, sans aucun doute, entrera dans les annales du théâtre québécois.
Infos pratiques
📍 Théâtre Jean-Duceppe, Place des Arts – Jusqu’au 25 mai 2025
🎟️ Billets et horaires : duceppe.com

Infos pratiques
On s’lâche pas, c’est l’histoire de la famille Proulx et plus particulièrement de celle de Hubert, et c’est digne d’un bon film. Un spectacle très drôle à rire du début à la fin, mais bercé par des moments touchants et sincères.

Que vous aimez ou non le hockey, que vous connaissiez Maurice Richard ou non, courez tout de suite voir 



et au jeu authentique des comédiens, Monstres plonge le spectateur dans l’univers onirique et cauchemardesque d’un enfant, plus qu’une critique du système, c’est une véritable tribune pour ces jeunes.
Lire Presse-Jus de Valérie Chevalier et Matthieu Simard, c’est se laisser emporter dans une correspondance intime où deux âmes, à travers des lettres échangées, apprennent à se dévoiler, à se comprendre et à s’accepter. Chaque mot, chaque phrase résonne de vérité et de sincérité. C’est une lenteur bienvenue, un retour à une époque où les mots avaient le temps de se choisir, où l’attente d’une réponse apportait une tension douce, presque suspendue.
À l’affiche dès aujourd’hui, le film Le cyclone de Noël, réalisé par Alain Chicoine et inspiré par la populaire série télé L’œil du cyclone, est une petite pépite de rires, de traditions familiales et de magie des Fêtes. Grande amatrice de film de Noël dit cul-cul et de la série, j’ai été très bien comblée.
Depuis le 30 octobre, le théâtre Duceppe présente Incendies, chef-d’œuvre de Wajdi Mouawad. La pièce est présentée à Montréal pour la première fois depuis sa mise en scène originale et son adaptation cinématographie par Denis Villeneuve. Ce sont les sœur Ines et Elkahna Talbi qui ont su relever le défi de la mise en scène.