Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice
Une adaptation graphique audacieuse d’un récit brutal
La bête à sa mère : Le roman graphique, adaptation du roman éponyme de David Goudreault par Boris Dolivet – alias Eldiablo – et Laurent Pinabel, entreprend de transposer en images – et y parvient – la voix crue et dérangeante d’un narrateur sans nom. Le jeune homme placé en familles d’accueil, émancipé trop tôt mène une vie difficile, mêlant drogue, délinquance et sexualité désenchantée.
Des années après le roman original, cette version graphique, de part ses visuels, amplifie la violence psychologique et sociale du récit.
Un ton qui ne fait pas de compromis
Le ton noir et sans apitoiement avec cette phrase iconique « Ma mère se suicidait souvent » donne tout de suite le ton d’un récit rafusant toute concession. Ce n’est pas un portrait de victime, mais d’un anti-héros qui assume sa brutalité, sa lucidité et sa dérive. Comme le souligne Goudreault, « c’est OK qu’il choque » : l’œuvre vise à déranger, à interpeller, à faire réfléchir.
Une critique sociale en images
Le roman graphique, par son style visuel et narratif, rend encore plus palpable la dérive du personnage. Il ne s’agit pas seulement d’une adaptation, mais d’une réinterprétation qui renforce le message central : « on ne naît pas bête, on le devient ». Une œuvre forte, dérangeante, exigeante, et profondément humaine.
Informations pratiques – La bête à sa mère
Éditeur : Stanké
Publication : 24 septembre 2025
Prix : 32,95$
Disponible sur Amazon
Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu
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