
Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice
Le deuxième opus de 28 ans plus tard arrive au cinéma!
Les toutes dernières images du premier opus de 28 ans plus tard (sorti en 2025) nous avaient laissés avec Spike sauvé par Jimmy Crystal et son gang aux cheveux blonds… C’était un moment de grand n’importe quoi et il y avait peu d’espoir sur comment ça allait pouvoir tourner…
Je ne spoilerai pas en vous disant que ça ne se passe pas bien. Spike (Alfie Williams) est entraîné dans un cauchemar sans fin. Chaque regard qu’il lance à la caméra nous dit qu’il voudrait être partout ailleurs. Mais comment s’enfuir quand on est seul et qu’on n’a que 12 ans?
Le Dr Kelson (Ralph Fiennes), de son côté, noue une relation peu commune et inattendue qui pourrait changer l’avenir…
Une plongée dans les abysses
Voilà pour le début de l’histoire et c’est là que le récit devient glaçant et nous entraîne dans des abysses sombres et cruels.
Les infectés ne sont plus la vraie menace. Ils sont présents bien sûr, mais plus comme un élément du décor, une toile de fond, car le danger est ailleurs. Il est plutôt incarné par cette bande de survivalistes complètement fous, ces humains qui n’ont plus d’humain que le nom. Ils se vautrent dans le chaos et la cruauté. Et on sent que l’un des vrais sujets du film est là. Il est dans la violence gratuite, organisée et dans l’absence totale de morale pour certains personnages. Comme s’ils comblaient le vide de la pire façon qui soit.
Lueur d’espoir et philosophie
Heureusement, certains ne leur ressemblent pas. À l’instar du Dr Kelson, magistralement interprété (la scène sur la musique d’Iron Maiden est géniale), qui résiste. Est-ce à cause de ce vide ou de la solitude qu’il tente d’approcher l’un des alphas infectés? Il observe, cherche des solutions (j’ai beaucoup apprécié son approche scientifique de l’infection), danse tout seul dans les herbes folles et brûle toujours les morts.
L’ossuaire du premier volet a une place très importante ici. Il nous rappelle constamment le memento mori et le memento amoris…
Les deux mondes, celui de la secte des Jimmies et celui du Dr Kelson, ne devraient pas se croiser. Il y a l’horreur et la barbarie d’un côté; la rigueur, la philosophie et un restant d’humanité de l’autre. Et Spike au milieu, perdu.
Le verdict
Âmes sensibles, s’abstenir. Le film est noir, d’une violence extrême. C’est vraiment dérangeant, d’autant plus quand la folie humaine est l’origine des horreurs infligées. Mais le film est aussi drôle parfois. Attendrissant. Il y a de la poésie dans certains plans, de la beauté. Ici dans une main qui s’approche d’un ennemi, là dans un regard, dans l’envie de partager quelque chose, de vouloir s’échapper ou de ne plus être seul. Avant de revenir à l’horreur totale.
28 ans plus tard : Le Temple des morts n’est pas qu’un film de zombies. C’est aussi un film qui nous met face aux pires travers de l’humanité, mais aussi face à ce qu’elle peut avoir de beau.
Mention spéciale pour la fin (les fans comprendront) et pour avoir repris la musique de 28 jours plus tard pour le générique de fin.
Informations pratiques – 28 ans plus tard : Le Temple des morts
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Date de sortie : 16 janvier 2026
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Réalisation : Nia DaCosta
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Durée : 1h50
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Public cible : 16 ans et plus
- Bande-annonce
Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu
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