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Meve et cie

Un blogue sur les dernières tendances par Marie-Eve Lanthier

Lecture et films

Cultiver la mémoire : nos végétaux menacés

11 mai 2026

cultiver la mémoire par Lyne Bellemare

Un texte de Katie Charpentier, collaboratrice

Avec le retour du printemps, il y a des romans pratiques pour nous aider à fleurir notre environnement. Cultiver la mémoire de Lyne Bellemare est l’un de ceux-là : un livre qui ne se contente pas de parler de jardinage, mais qui nous invite à honorer les histoires enfouies dans chaque graine.

À travers les récits de variétés végétales d’ici comme du melon de Montréal à la tomate Mémé de Beauce en passant par le lin textile ou le foin d’odeur, l’autrice nous raconte comment ces plantes ont façonné nos communautés et notre identité collective. Chacune porte une mémoire, un héritage vivant qui fait briller nos histoires d’autrefois.

Ce n’est pas qu’un livre académique : c’est aussi des récits, conseils de culture et recettes. Bellemare ne revendique pas seulement la sauvegarde d’un patrimoine végétal menacé, elle nous invite à nous reconnecter à nos propres racines et à comprendre que ce que nous plantons dans nos jardins peut être une manière de cultiver notre mémoire collective.

Lumineuse et engagée, l’auteure est elle-même une semencière passionnée : fondatrice de Terre Promise, elle milite depuis des années pour la préservation des semences écologiques et des variétés anciennes.

Et pour couronner le tout, Bernard Lavallée, mieux connu comme le Nutritionniste urbain, signe la préface, soulignant la richesse culturelle et gourmande de ce livre.

En ces jours où tout renaît doucement, Cultiver la mémoire nous rappelle que faire pousser une plante est aussi faire pousser un récit, une trace, une histoire qui mérite d’être connue et transmise. Ce livre est une ode à celles et ceux qui veulent comprendre d’où viennent leurs aliments… et d’où ils viennent eux-mêmes.

Informations pratiques – Cultiver la mémoire

  • Auteur : Lyne Bellemare
  • Éditeur : Québec Amérique
  • Prix : 24,95 $
  • Disponibilité : En librairie, sur Amazon et  en ligne

 

 

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire : Dans la gueule du fleuve : une fresque historique québécoise

 

 

 

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Dans la gueule du fleuve : une fresque historique québécoise

8 mai 2026

Dans la gueule du fleuve - François Racine

 

Un texte de Renée Charpentier, collaboratrice

 

Dans la gueule du fleuve, l’auteur québécois François Racine nous entraîne dans une aventure historique immersive où se rencontrent les traditions autochtones, les ambitions françaises et les mystères du territoire québécois naissant. Publié chez Québec Amérique, ce roman conjugue habilement histoire, réalisme magique et survie dans une œuvre aussi dense que captivante.

Résumé : la rencontre de deux mondes

Au cœur de la forêt boréale, Cherououny apprend à survivre et à chasser selon les enseignements des ancêtres. Pendant ce temps, Étienne Brûlé quitte la France pour découvrir le Nouveau Monde.

Leurs chemins se croisent sur les rives du fleuve Saint-Laurent alors que les premières installations françaises prennent forme dans un environnement hostile où la faim, les maladies et les tensions menacent constamment les colons comme les peuples autochtones.

Entre intrigues, alliances fragiles et croyances mystérieuses, Dans la gueule du fleuve propose une réflexion profonde sur la rencontre des cultures et la transformation d’un territoire.

Mon avis : un roman riche et évocateur

Ce livre séduit par son atmosphère immersive et son écriture particulièrement imagée.

Les points forts :

  • Une reconstitution historique crédible et vivante
  • Une plume poétique et puissante
  • Un mélange réussi entre histoire et fantastique
  • Des personnages nuancés et attachants

François Racine maîtrise l’art de faire ressentir le froid, la peur et l’immensité du territoire québécois des débuts.

Pourquoi lire ce livre ?

Dans la gueule du fleuve est un excellent choix si vous aimez :

  • Les romans historiques québécois
  • Les récits sur la Nouvelle-France
  • Les univers mêlant réalisme et fantastique
  • Les œuvres littéraires profondément ancrées dans le territoire québécois

Ce roman confirme une fois de plus le talent de François Racine pour raconter l’histoire et l’identité du Québec avec originalité et intensité.

Informations pratiques – Dans la gueule du fleuve

  • Auteur : François Racine
  • Éditeur : Québec Amérique
  • Prix : 34,95 $
  • Disponibilité : En librairie et en ligne

 

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire : Le français québécois

 

 

 

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Un jour tout ça sera à toi : livre jeunesse sur l’écologie

10 avril 2026

Couverture colorée du livre jeunesse Un jour, tout ça sera à toi de Davide Calì et Sara Arosio, illustrant la thématique de la décomposition des déchets.

Aujourd’hui, je vous parle d’une superbe découverte littéraire qui tombe pile à poil avec les préoccupations environnementales actuelles. Parler d’écologie à nos jeunes, ce n’est pas toujours évident. On veut les sensibiliser, c’est certain, mais on veut surtout éviter de leur dresser un portrait trop sombre ou de sonner comme si on leur faisait la morale. C’est exactement là que le livre Un jour, tout ça sera à toi réussit un véritable tour de force.

Dès que j’ai feuilleté ce documentaire de 56 pages, j’ai tout de suite su qu’il devait se retrouver dans notre bibliothèque pour le lire avec les enfants. L’auteur, Davide Calì, qui a déjà publié pas moins de 200 œuvres, a eu cette idée de génie de comparer notre espérance de vie moyenne – qui tourne autour de 80 ans – avec le temps que prennent nos objets du quotidien pour se décomposer dans la nature.

Un jour, tout ça sera à toiSaviez-vous qu’un simple billet d’autobus met une année entière à disparaître? Qu’une gomme à mâcher crachée par terre traînera là pendant cinq longues années, et qu’un mégot de cigarette prendra une décennie entière avant de s’effacer? En mettant ces chiffres en perspective, l’impact de nos petits gestes de tous les jours devient soudainement très concret pour les enfants, et honnêtement, pour nous aussi, les adultes. Ça donne un peu le vertige quand on y pense!

Ce qui rend la lecture vraiment agréable et légère malgré un sujet aussi sérieux, c’est l’univers visuel créé par l’illustratrice Sara Arosio. C’est d’ailleurs son tout premier livre pour enfants! Ses dessins colorés, dynamiques et pleins de petits clins d’œil espiègles dynamisent vraiment le propos. Elle réussit à apporter un contraste amusant aux données plus factuelles, rendant l’ensemble hyper accessible.

Que ce soit pour lire avec vos jeunes à la maison, ou même comme outil d’apprentissage dans les écoles, c’est vraiment un documentaire jeunesse qui suscite les discussions. Ça nous invite doucement, collectivement, à réfléchir à l’empreinte qu’on laisse sur notre belle planète. Un incontournable à ajouter à votre pile à lire!

Infos pratiques – Un jour tout ça sera à toi

  • Auteur : Davide Calì

  • Illustratrice : Sara Arosio

  • Âge recommandé : Dès 9 ans

  • Format : Documentaire jeunesse, 56 pages

  • Date de sortie : 7 avril 2026

  • Disponible en librairie et en ligne sur Amazon

 

 

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire aussi : Découverte jeunesse : Persil et compagnie 3 de Myriam Busque

 

 

 

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Le tour du monde en 80 chevaux : Un superbe livre jeunesse

4 avril 2026

Couverture du livre jeunesse Le tour du monde en 80 chevaux écrit et illustré par Jill Newton

Avez-vous des passionnés d’animaux à la maison? Si vos jeunes ont les yeux qui brillent à la simple vue d’un poney ou s’ils sont toujours avides de découvrir de nouvelles anecdotes sur la faune, j’ai une magnifique découverte littéraire à vous partager aujourd’hui. Il s’agit du tout nouveau documentaire jeunesse Le tour du monde en 80 chevaux, magnifiquement pensé et illustré par l’auteure Jill Newton. C’est vraiment le genre de lecture qui nous fait voyager depuis le confort de notre salon.

Dès les premières pages, on est complètement charmé par la proposition du livre. Au lieu d’un simple dictionnaire animalier classique, l’auteure nous invite à une véritable expédition aux quatre coins du globe. On part au galop des plaines chaleureuses d’Andalousie jusqu’aux sommets vertigineux de l’Himalaya, tout en explorant les immenses et vastes territoires de l’Amérique et de l’Asie. C’est une façon tellement douce, amusante et intelligente d’initier nos plus vieux (il est recommandé pour les 9 ans et plus) à la géographie mondiale ainsi qu’à l’histoire!

Ce qui rend cet ouvrage de 48 pages si spécial et captivant, c’est son incroyable richesse visuelle et informative. Chaque double page nous transporte dans une nouvelle région du monde avec des cartes super colorées et des portraits très détaillés de races de chevaux emblématiques. On y apprend une foule de choses passionnantes : la taille des animaux, leur tempérament unique, comment ils ont été domestiqués au fil du temps, et l’immense rôle qu’ils ont joué aux côtés des humains à travers les siècles, que ce soit pour le travail quotidien ou le sport. Le contenu est extrêmement complet, offrant même une belle frise chronologique et des notions d’anatomie, mais ça reste toujours super accessible et jamais lourd pour les enfants.

Il faut dire que Jill Newton sait exactement comment captiver son public. Passionnée par les animaux depuis sa tendre enfance (elle passait son temps à dessiner quand elle ne tombait pas de son poney!), elle a mis tout son cœur dans ces illustrations réalistes qui accompagnent les récits. Vivant aujourd’hui dans le Somerset avec sa famille et son chien, elle réussit brillamment à transmettre son amour profond de la nature.

Bref, c’est une invitation merveilleuse à ouvrir grand les horizons de nos jeunes lecteurs. Un beau livre parfait à offrir en cadeau pour faire plaisir, ou à glisser dans le sac à dos pour occuper les temps calmes lors de la prochaine fin de semaine au chalet.

Informations pratiques – Le tour du monde en 80 chevaux

  • Auteure et illustratrice : Jill Newton

  • Public cible : Enfants dès 9 ans

  • Format : Documentaire jeunesse, 48 pages

  • Disponibilité : En librairie depuis le 31 mars 2026 et disponible en ligne

 

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire aussi : Les 1000 enfants en vacances : Le livre parfait pour l’été

 

 

 

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Les Documenteurs : la série jeunesse pour apprendre en riant

10 février 2026

Couverture des livres Les Documenteurs sur les aliments et les insectes par Josée Bournival.

Démêler le vrai du faux : on adore la nouvelle série Les Documenteurs !

On le sait, les enfants sont des éponges à connaissances, mais ils ont aussi un sens de l’humour pas possible ! C’est pourquoi j’ai eu un immense coup de cœur pour la nouvelle collection Les Documenteurs, signée Josée Bournival et illustrée par Laurie Forêt. Disponible depuis le 3 février, cette série propose une approche totalement éclatée du documentaire jeunesse. Ici, on ne se contente pas d’apprendre : on joue à l’enquêteur pour débusquer les mensonges les plus loufoques !

Couverture des livres Les Documenteurs sur les aliments et les insectes par Josée Bournival.Une formule qui stimule l’esprit critique

Le concept est simple et franchement brillant pour les 6 ans et plus. À chaque double page, on nous présente six affirmations. Le piège ? L’une d’entre elles est un pur mensonge ! Les enfants doivent observer, douter et réfléchir pour trouver l’intrus. C’est la méthode parfaite pour nourrir leur curiosité tout en développant leur esprit critique, une compétence tellement essentielle de nos jours.

Dans le tome Les aliments, on explore des ingrédients du quotidien sous un angle scientifique, mais aussi complètement délirant. On se demande, par exemple, si le riz ne pousse qu’en Asie ou si le miel est vraiment éternel. De son côté, le tome Les insectes s’attaque aux petites bibittes avec des questions qui feront rigoler vos enfants à coup sûr (est-ce que les mouches font vraiment caca toutes les cinq minutes ?).

Un duo créatif qui frappe dans le mille

Le ton de Josée Bournival est vif, complice et jamais condescendant. On sent son expérience auprès des enfants dans sa manière de vulgariser l’information avec une touche de malice. Quant aux illustrations de Laurie Forêt, elles sont tout simplement irrésistibles ! Les couleurs vives et le souci du détail ajoutent une couche de plaisir à la lecture, rendant l’apprentissage presque invisible tellement on s’amuse.

Que ce soit pour la lecture du soir ou pour un atelier rigolo en classe (une fiche pédagogique est d’ailleurs disponible !), ces livres sont des incontournables à ajouter à la bibliothèque familiale. On parie que vous allez, vous aussi, vous faire prendre au jeu ?


Couverture des livres Les Documenteurs sur les aliments et les insectes par Josée Bournival.Informations pratiques – Les Documenteurs

  • Titres : Les Documenteurs – Les aliments / Les insectes

  • Autrice : Josée Bournival

  • Illustratrice : Laurie Forêt

  • Éditeur : Montréal (Parution le 3 février 2026)

  • Âge suggéré : Dès 6 ans

  • Format : Documentaire jeunesse, 34 pages

  • Prix : Disponible en librairie dès maintenant et en ligne sur Amazon Les insectes, Les aliments

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Perdre du gras sans se priver : tome 2 de Lyssa-Marie Gagné

 

 

 

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Corps gras – Briser le silence du gras malade

9 janvier 2026

 

Corps Gras - Livre Guylaine Guay

Un texte de Renée Charpentier, collaboratrice

Lire Corps gras de Guylaine Guay a été une expérience bouleversante, libératrice et profondément humaine. Dès les premières pages, l’autrice ne se contente pas de raconter son histoire. Elle ouvre un espace de réflexion sur notre rapport au corps, au regard des autres et à celui que l’on pose sur soi-même.

Critique personnelle

Le livre Corps gras de Guylaine Guay m’a profondément touchée par sa justesse, sa vulnérabilité et son courage. À la suite de son diagnostic de lipœdème — une maladie héréditaire touchant environ une femme sur dix — l’autrice fait un constat troublant : cette condition demeure largement méconnue et insuffisamment prise en charge, tant au Québec qu’au Canada.

Dès les premières pages, le mot-clé lipœdème s’impose naturellement, non comme un concept abstrait, mais comme une réalité vécue. Guylaine Guay ne cherche ni à choquer gratuitement ni à convaincre par des chiffres. Elle témoigne. Et ce témoignage, ancré dans son corps et son histoire, devient un puissant outil de sensibilisation.

Un essai incarné et nécessaire

Construit à partir de réflexions personnelles, de conversations avec des experts et d’échanges avec d’autres femmes atteintes, Corps gras ouvre un espace de parole trop longtemps refusé. L’extrait où elle questionne frontalement la capacité du système à « soigner, soulager ou même simplement entendre les femmes » est d’une lucidité frappante.

Son choix d’apparaître presque nue sur la couverture n’est pas anodin. Il s’agit d’un geste conscient, assumé, presque militant. Elle expose un corps vieillissant et gros non pas pour provoquer, mais pour exiger le respect. En ce sens, le visuel soutient pleinement le message, conformément aux principes de communication claire et signifiante.

De la stupeur à l’action

Ce qui marque particulièrement, c’est le passage de la sidération à l’engagement. Guylaine Guay explique ce qu’est le lipœdème, ce que ce diagnostic change, et surtout ce qu’elle fait maintenant. Elle transforme une épreuve intime en levier collectif. Son écriture, accessible et directe, favorise une lecture fluide malgré la charge émotionnelle et sociale du propos.

Appréciation globale

Corps gras est un témoignage fort, nécessaire et profondément humain. Il contribue à briser le silence autour d’une maladie invisible et à remettre en question notre rapport au corps des femmes, à la médecine et à l’écoute. Ce livre ne prétend pas offrir toutes les réponses, mais il amorce — avec humilité et détermination — une discussion essentielle.

Un essai qui dérange, éclaire et, surtout, invite à agir.

Info pratique – Corps gras

  • Autrice : Guylaine Guay
  • Édition : Québec Amérique
  • Disponible : Librairie du Québec ou en ligne

 

 

 

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

 À lire : Le pari d’Héloïse : un voyage audio captivant

 

 

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Lecture et films

Manon sous le marronnier : un roman d’amour hors du temps

24 Décembre 2025

Couverture du roman Manon sous le marronnier de Jean-François Beauchemin, publié chez Québec Amérique

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Un roman qui se lit comme une respiration

Avec Manon sous le marronnier, Jean-François Beauchemin signe un roman d’une grande délicatesse, publié chez Québec Amérique, qui échappe volontairement aux codes traditionnels du récit. Ici, pas de véritable début ni de fin : on entre dans l’histoire comme on entre dans une pensée, un souvenir, une émotion.

Le narrateur, bibliothécaire hypersensible, raconte son amour pour Manon, une femme qu’il aime depuis trente ans. À travers des chapitres très courts, presque fragmentés, le roman nous invite à observer le monde autrement : les gestes minuscules, les silences, les détails qu’on ne voit plus quand tout va trop vite.

La beauté des petits riens

Ce qui frappe rapidement à la lecture de Manon sous le marronnier, c’est cette capacité à magnifier le quotidien. Beauchemin s’attarde à ce qui semble banal — un repas, une promenade, un souvenir — pour en faire des moments chargés de sens. On y retrouve une profonde tendresse pour la vie telle qu’elle est, imparfaite, fragile, mais profondément belle.

La plume est poétique, parfois un brin désuète, assumée. Elle agit comme une forme de résistance douce face au bruit du monde, à l’urgence permanente, et nous ramène à l’essentiel : aimer, observer, ressentir.

Un extrait qui résume tout

Le résumé du roman donne d’ailleurs parfaitement le ton. Le narrateur y compare Manon à une forêt mixte, riche et vivante, remplie de zones protégées, de sentiers, de lumière et d’ombres. Une métaphore puissante qui résume bien l’approche de l’auteur : parler de l’amour sans grandiloquence, mais avec une immense sensibilité.

Jean-François Beauchemin, une voix incontournable

Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-François Beauchemin occupe une place unique dans la littérature québécoise. On lui doit notamment Le jour des corneilles, La fabrication de l’aube et Le roitelet, des œuvres saluées ici comme à l’international. Avec Manon sous le marronnier, il poursuit cette démarche introspective et humaine qui fait sa signature.

Pourquoi lire Manon sous le marronnier?

Parce que c’est un roman qui ne cherche pas à impressionner, mais à toucher. Un livre à lire lentement, à petites doses, idéal pour celles et ceux qui aiment les textes sensibles, les histoires d’amour durables et la littérature qui prend son temps.


Info pratique – Manon sous le marronnier

  • Auteur : Jean-François Beauchemin

  • Éditeur : Québec Amérique

  • Prix : 29,95 $

  • Où l’acheter : Site officiel de Québec Amérique

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Le journal enchanté de Youri : un roman jeunesse captivant

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À s’en arracher le cœur : l’essai d’India Desjardins

10 novembre 2025

Couverture du livre À s’en arracher le cœur d’India Desjardins, publié chez Québec Amérique

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Un essai essentiel sur la représentation des filles à mettre entre toutes les mains

Avant de vous donner envie de lire cet ouvrage, je me dois de vous dire de quoi il parle… Je ne pourrai guère faire mieux que son résumé. Le voici donc :

Comment parle-t-on des filles? Le reflet qu’on leur renvoie peut-il influencer leur perception d’elles-mêmes?

À travers une analyse des héroïnes de la fiction, des relations amoureuses, des jouets, des jeux vidéo et des couleurs, cet essai explore les représentations du féminin dans la culture populaire.

À une époque où la misogynie gagne du terrain jusque dans les cours d’école, il devient nécessaire de s’interroger : quel rôle jouent les stéréotypes dans tout ça? Et que se passe-t-il quand ce qui est associé aux filles est sans cesse tourné en dérision, minimisé ou dévalorisé?

Portée par les réflexions de grandes penseuses, de Virginia Woolf à Taylor Swift en passant par bell hooks, India Desjardins nous invite, avec humour et sensibilité, à regarder le monde autrement et à y prendre part activement.

Couverture du livre À s’en arracher le cœur d’India Desjardins, publié chez Québec AmériqueÀ s’en arracher le cœur – Un livre inspirant et magnifiquement conçu

Rien que de lire ces quelques phrases m’a donné envie.

J’ai, comme tout un chacun, d’abord vu son écrin. Un livre bien rose, avec un titre en gras qu’on ne peut pas manquer. Puis, j’ai craqué sur sa mise en page. Elle est colorée, funky et carrément belle.

Et ensuite, j’ai lu et j’ai adoré.

Comme l’autrice est sensiblement de la même époque que moi, tout ce qu’elle raconte sur la représentation des filles dans son enfance et son adolescence m’a beaucoup parlé. Qui ne se souvient pas que les filles jouaient avec des poupées et que les garçons avaient des figurines? Tout ça pour désigner la même chose, d’un côté Barbie et de l’autre les GI Joe…

Un contenu intelligent et accessibleCouverture du livre À s’en arracher le cœur d’India Desjardins, publié chez Québec Amérique

L’autrice parle aussi des relations amoureuses, de notre perception de nous-mêmes en tant que femme dans la société et des stéréotypes de genre (le bleu pour les garçons, le rose pour les filles et j’en passe).

Les exemples concrets tels que le test de Bechdel donnent à réfléchir. Si vous ne connaissez pas ce test, il permet de mettre en évidence la représentation des personnages féminins dans la fiction. Prenez un film lambda et essayez de voir si :

  • Il y a au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre;

  • Elles parlent ensemble;

  • Et discutent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.

Vous allez voir, c’est assez éloquent!

Le propos est toujours juste, toujours documenté et ça fait du bien. À l’heure de la montée des masculinistes, des propos misogynes à l’école, de la dépréciation des femmes et des jugements de valeurs, ce livre fait un bien fou.

India Desjardins aborde le tout avec humour et des propos cohérents, sans fioritures.

À mettre entre toutes les mains

Le public cible est prioritairement les adolescent·es, mais il conviendra à toute personne se posant des questions sur les représentations des femmes dans notre monde.
D’ailleurs, il devrait être étudié dans les écoles secondaires. Ça donnerait à réfléchir à nos ados, autant nos filles que nos garçons, peut-être même surtout nos garçons…
Ça ne leur ferait pas de mal de se rendre compte de leurs privilèges et d’essayer eux aussi d’être partie prenante de l’évolution de la société vers quelque chose de beaucoup plus égalitaire!


🪶 Informations pratiques – À s’en arracher le cœur

Publié chez : Québec Amérique
Prix : 24,95 $
Autrice : India Desjardins
Illustrations : LaCharbonne (Camille Charbonneau)
Lien officiel : A s’en arracher le cœur – Québec Amérique


🖋️ À propos des créatrices

India Desjardins est une écrivaine québécoise dont les livres sont publiés à travers le monde. Sa série de romans Le Journal d’Aurélie Laflamme a été vendue à plus de 2 millions d’exemplaires en plus de faire l’objet de deux adaptations au cinéma, qu’elle a scénarisées.

LaCharbonne (alias Camille Charbonneau) est une muraliste, illustratrice et designer de Montréal. Son style unique est une célébration de la couleur, de la nostalgie et de l’émancipation. Inspirée par les dessins animés des années 90, elle met les femmes au premier plan, avec force et charme, dans un univers à la fois ludique et puissant.

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Qu’est-ce qu’on mange ? Les Fermières célèbrent 110 ans

Lecture et films

Les queers qui ont changé le monde de Samuel Larochelle

9 octobre 2025

Couverture du livre Les queers qui ont changé le monde de Samuel Larochelle

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

À travers des portraits courts, Samuel Larochelle présente des figures LGBTQ+ emblématiques et incontournables. Il met en lumière des personnalités de toutes origines et venant d’horizons différents. On a ici des hommes ou femmes politiques, des sportifs, des artistes, des scientifiques et j’en passe!

Il y a des noms connus de tous comme Elton John, Angelina Jolie, Lady Gaga ou encore Michelangelo. Il y a ceux que j’ai découverts, les sportifs et sportives surtout, Micheal Sam (joueur de la NFL), Marie-Philip Poulin, Caroline Ouellette et Mélodie Daoust…

Il y a ceux qui sont sujets à controverse de par leurs propos ou positions. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié que l’auteur en parle quand même. Nous avons ici Caitlyn Jenner ou Joel Simkhai.

Les personnalités qui m’ont le plus marquée (j’en connaissais déjà certaines) sont indéniablement les scientifiques avec en tête Alan Turing.

Si vous ne le connaissez pas, sachez que, sans lui, la Seconde Guerre mondiale ne se serait certainement pas terminée de la même façon. Il a permis de déchiffrer les communications cryptées des Allemands (machine Enigma), a travaillé sur les tout premiers ordinateurs et a contribué au débat sur la possibilité de l’intelligence artificielle (c’était en 1950!)… Condamné à la castration chimique en 1952, il est mort deux ans plus tard (suicide ou pas?).

Si jamais vous n’avez pas vu le film Imitation Game, regardez-le, il est génial et Benedict Cumberbatch est exceptionnel dans le rôle!

Il y a aussi les médecins et infirmières, souvent des femmes, qui, rien que par leur genre, avaient déjà un sacré handicap : Florence Nightingale, Ethel Collins Dunham, Martha May Eliot…

D’un côté plus politique, il y a Harvey Milk (maire de Castro, un des quartiers de Los Angeles) et Alicia Garza (cofondatrice du mouvement Black Lives Matters en 2013).

Tous les portraits, il y en a beaucoup d’autres, apportent et apprennent quelque chose. Bien que le livre soit classé en jeunesse, les adultes ont tout autant à apprendre que les jeunes et c’est une très bonne entrée en matière!

Avant de vous laisser, je terminerai mon petit avis de ce documentaire vraiment très intéressant en nommant un Québécois, Laurent McCutcheon. Pourquoi lui et pas Turing que j’adore? Parce qu’il est le créateur de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie, la biphobie et les queerphobies.
Cette journée a lieu le 17 mai, jour où, en 1990, l’Organisation mondiale de la Santé a retiré l’homosexualité de la liste des troubles mentaux. Il a fait bien d’autres choses que je vous laisserai découvrir dans le livre, mais je tenais à souligner ça!


Résumé – Les queers qui ont changé le monde

Les personnes LGBTQ+ qui ont marqué l’histoire sont nombreuses et trop peu connues. Issues de domaines aussi variés que les sports, les arts, la science ou la politique, originaires de partout dans le monde (y compris du Québec!), elles ont tout ce qu’il faut pour inspirer les futures générations.

Avec une plume accessible et vibrante, Samuel Larochelle nous invite à (re)découvrir l’impact des gens qui ont fait tomber des barrières, affronté les préjugés et contribué à transformer notre monde.
Dans un plaidoyer pour la reconnaissance de leur diversité et de leur créativité, les textes laissent aussi place à quelques prises de position et différents souvenirs de l’auteur.


Samuel LarochelleL’auteur

Samuel Larochelle est un écrivain, journaliste et entrepreneur culturel québécois originaire d’Amos. Il écrit des romans pour adultes et adolescents, des récits poétiques, des biographies et des romans graphiques. Son livre Le plus petit sauveur du monde a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général 2023. Collaborateur de nombreux médias, il explore des thèmes variés, dont les arts et les enjeux LGBTQ+. Il anime aussi des événements littéraires et donne des conférences dans les écoles primaires et secondaires du Québec.


Infos pratique – Les queers qui ont changé le monde

Éditeur : Québec Amérique
Prix : 26,95 $
Date de parution : 3 septembre 2025
Âge suggéré : À partir de 14 ans (ou dès 12 ans si la lecture est accompagnée des parents)

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Tatie Spaghetti : une histoire tendre entre tante et neveu

Lecture et films

Yuka et Qimmiq : un récit jeunesse au cœur du Nunavik

21 septembre 2025

Couverture du livre Yuka et Qimmiq, roman jeunesse d’Isabelle Larouche illustré par Tara Miller

Yuka et Qimmiq – Une amitié hors du commun

Disponible en librairie dès le 16 septembre 2025, Yuka et Qimmiq entraîne les jeunes lecteurs de 6 ans et plus dans un univers à la fois dépaysant et authentique. Dans ce premier tome d’une nouvelle série, l’autrice Isabelle Larouche nous fait découvrir le quotidien d’un garçon inuit du Nunavik et de son fidèle husky, Qimmiq.

Tout commence lorsque Yuka découvre une portée de chiots cachés sous une maison. Parmi eux, un petit husky aux yeux bleus perçants attire son attention. Avec l’aide de son enseignant Leevan, Yuka apprendra l’art ancestral de conduire un attelage de chiens de traîneau, un apprentissage rempli de défis, mais aussi de fierté.


Une plongée dans la culture inuite

Plus qu’un simple récit, Yuka et Qimmiq se veut une porte d’entrée vers la culture inuite. Chaque chapitre est ponctué d’éléments culturels : cuisine traditionnelle, coutumes séculaires et mots en inuktitut. Un glossaire accompagne d’ailleurs le roman pour aider les jeunes lecteurs à s’approprier ces termes et leur prononciation.

Les illustrations signées Tara Miller, artiste malécite émergente, enrichissent l’expérience. Son style visuel empreint de douceur et de détails transporte les lecteurs dans les paysages du Nunavik, donnant encore plus de profondeur à l’histoire.


Couverture du livre Yuka et Qimmiq, roman jeunesse d’Isabelle Larouche illustré par Tara MillerUne autrice passionnée par les cultures autochtones

Originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Isabelle Larouche n’en est pas à ses débuts : elle compte déjà une quarantaine de publications jeunesse à son actif. Son expérience comme enseignante en français langue seconde dans des communautés autochtones (inuite et mohawk) transparaît dans ce nouveau roman. Elle parvient à conjuguer réalisme et sensibilité, tout en rendant hommage aux cultures qu’elle a côtoyées.

Yuka et Qimmiq est un roman jeunesse qui se lit avec plaisir et curiosité, et qui ouvre une fenêtre sur la richesse de la culture inuite. Une lecture parfaite à glisser entre les mains des jeunes avides de découvertes et d’histoires d’amitié sincère.


Info pratique- Yuka et QimmiqCouverture du livre Yuka et Qimmiq, roman jeunesse d’Isabelle Larouche illustré par Tara Miller

📖 Titre : Yuka et Qimmiq
👩‍💻 Autrice : Isabelle Larouche
🎨 Illustrations : Tara Miller
🏷️ Éditeur : Petit Poucet
➡️ Âge recommandé : dès 6 ans
📅 Disponibilité : en librairie dès le 16 septembre 2025
📄 Nombre de pages : 102 pages

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

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