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Meve et cie

Un blogue sur les dernières tendances par Marie-Eve Lanthier

Lecture et films

Projection de Yoroï aux Francos de Montréal

11 juin 2026

affiche du film Yuroï avec Orelsan
affiche du film Yuroï

Un texte de Virginie Jullien-Burdin, collaboratrice

 

Dans le cadre du festival Les Franco de Montréal, le film Yoroï a été présenté lors d’une projection spéciale le mercredi 10 juin au Monument National. La projection a été suivie d’une séance de questions/réponses avec l’équipe du film, dont Orelsan.

Yoroï, un univers entre réalisme et fantastique

Yoroï (2025) est un film fantastique français dans lequel Orelsan incarne Aurélien, un musicien épuisé qui décide de quitter son quotidien pour s’installer au Japon avec sa femme enceinte.

Ce qui commence comme une tentative de renouveau prend rapidement une tournure plus étrange lorsqu’ils découvrent une armure ancestrale maudite. Cette découverte ouvre la porte à des phénomènes surnaturels, des démons (yokaïs) et une série d’épreuves qui viennent troubler leur nouvelle vie dans un décor rural japonais à la fois apaisant et inquiétant.

Derrière son esthétique fantastique, Yoroï s’intéresse surtout aux peurs, aux doutes et aux responsabilités qui accompagnent les grandes étapes de la vie. Le film navigue habilement entre récit intimiste et folklore japonais.

Une projection de Yoroï… mon avis

Yoroï est une proposition originale qui prend le temps de mettre en place son univers et son histoire. Au-delà du film fantastique, il s’agit d’un récit introspectif où le surnaturel s’invite progressivement dans le quotidien des personnages.

J’ai particulièrement apprécié les magnifiques paysages du Japon qui occupent une place importante dans le film. Les ambiances visuelles de façon générale sont vraiment réussies et l’esthétique du film est très soignée.

J’ai également aimé la place accordée à la musique. Celle-ci constitue également l’une des grandes forces du film. Les chansons et la trame sonore ne servent pas uniquement d’accompagnement : elles soutiennent le récit, renforcent les émotions et accompagnent l’évolution des personnages. Cette dimension musicale s’intègre naturellement à l’histoire et participe pleinement à l’identité de l’œuvre.

Sans miser sur les effets spectaculaires, Yoroï réussit à proposer une expérience visuelle et sonore marquante, portée par une ambiance singulière et une approche plus sensible du fantastique.

Moment d’échange après la projection

Q-A- projection Yoroï avec Orelsan, Skread, Ablaye, Phazz et Eddie Purple
Orelsan, Skread, Eddie Purple, Phazz et Ablaye

La séance s’est poursuivie avec une période de questions et réponses en présence d’Orelsan, de Skread, d’Ablaye, de Phazz et d’Eddie Purple. Les artistes ont partagé plusieurs anecdotes sur la genèse du projet, les défis rencontrés lors de sa création ainsi que leur désir de développer l’univers de Yoroï à travers différents médiums.

Le public a notamment pu découvrir comment le film, l’album et la tournée ont été pensés comme des œuvres complémentaires, chacune permettant d’explorer une facette différente de cet univers.

Orelsan sera en concert dans le cadre de l’ouverture des Francos de Montréal, le 11 juin au Centre Bell.

 

Q-A- projection Yuroï avec Orelsan, Skread, et Eddie Purple
Orelsan, Skread, et Eddie Purple
Q-A- projection Yuroï avec Orelsan, Skread, Ablaye, Phazz et Eddie Purple
Orelsan, Skread, Eddie Purple, Phazz et Ablaye

 

 


Infos pratiques – Yoroï

🎬 Film : Yoroï (2025)
🎥 Réalisation : David Tomaszewski
✍️ Scénario : David Tomaszewski et Orelsan
🎧 Musique : Eddie Purple, Phazz, Skread et Orelsan
🎬 Bande-annonce : ICI

 

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire aussi : Qui brille au combat : un film bouleversant porté par une interprétation inoubliable

Lecture et films

Où vont les âmes – Première poignante à CinéMania

14 novembre 2025

Affiche du film Où vont les âmes de Brigitte Poupart, 2025 présenté au festival cinémania

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

« Je ne sais pas où vont les âmes mais je sais qu’elle m’entend »

Le film de Brigitte Poupart, Où vont les âmes, a été présenté en avant-première lors du festival CinéMania.

Mais avant de vous parler du film, voici quelques mots et infos sur le festival.

CinéMania met à l’honneur le cinéma francophone depuis 31 ans! Il est d’ailleurs considéré comme le plus important festival de films francophones en Amérique du Nord. Fondé en 1995, il réunit documentaires, courts et longs-métrages. Chaque année, autour des films, se déroulent conférences, classes de maîtres et autres événements spéciaux. Les tapis rouges attirent les personnalités internationales et du cinéma québécois.

Le Prix du Public Air Canada couronne le film favori des spectateur·ices tandis que la compétition officielle est divisée en quatre catégories : la Compétition « Visages de la Francophonie », la Compétition « Films du Québec », la Compétition « Documentaires » et la Compétition « Courts-métrages québécois et internationaux ».

Le festival a commencé le 4 novembre et se poursuit jusqu’au 16.

Vous pouvez trouver vos places en cliquant sur le lien suivant :
https://festivalcinemania.ticketpro.ca/fr/pages/festivalcinemania2025


Où vont les âmes, premier long-métrage de fiction de Brigitte Poupart

Le film a été présenté en avant-première lors de la Soirée Gala de la 31e édition, le lundi 10 novembre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

Dans une salle comble et en présence de l’équipe du film, les spectateurs ont découvert les derniers jours de la vie d’Anna, 18 ans, qui a demandé l’aide médicale à mourir.

Bien sûr, avant même que le film commence, je savais qu’il serait triste. Je ne vous cacherai pas qu’il l’est. D’ailleurs, si vous décidez d’aller le voir, prévoyez des mouchoirs, ils vous seront utiles…

Mais il n’est pas que cela. C’est une histoire de femmes, de sœurs, de la beauté et de la cruauté de la vie. Ce sont des choses simples, des petits riens : l’odeur des crêpes même si on ne les mange pas, une soirée entre sœurs, des photographies polaroïd, du repos dans la nature, des caresses à son animal…

Ce sont des secrets tus et avoués, une vérité différente selon les points de vue.

Les actrices sont magistrales. Sara Montpetit, magnifique malade dans ses robes surannées, si juste dans la douleur, dans sa décision de partir comme elle l’entend. Monia Chokri, en grande sœur qui, à cause de son témoignage dans le procès pour viol de leur père, a séparé ses sœurs. Julianne Côté, tiraillée entre son aînée et sa petite sœur.

Mention spéciale à Fabiola Nyrva Aladin, parfaite dans le rôle du médecin et à Sylvie Testud, dans le rôle de la mère d’Anna.

La photographie est, elle aussi, sublime. Les plans sont parfois resserrés, intimes ou larges et laissent la nature, sa beauté et sa mélancolie l’emporter. Il y a les champs d’herbes folles où trône un lit pour qu’Anna s’y repose, les fleurs fanées dans une des pièces de la maison. La pluie, l’eau qui coule, qui semble dire que la vie continue.

Tout est pensé minutieusement et c’est beau. Les costumes, les décors, la musique. Tout contribue à l’émotion et rend le film réaliste. J’y étais avec une amie infirmière en soins palliatifs et à l’issue de la projection, elle m’a dit : « c’est presque un sans faute, c’est le meilleur film que j’ai vu sur le sujet ».

Attendez-vous à la mort bien sûr, elle plane, omniprésente, mais il y a, par-dessus tout, la vie, le pardon, l’apaisement et l’amour. Et c’est le plus important.

Vous l’aurez compris, je vous recommande ce film.

Et avant de vous quitter, si je ne devais retenir d’une séquence, ce serait quand Anna danse devant ses sœurs. C’est si beau que c’est l’image retenue pour l’affiche du film et celle du festival.


Synopsis

Anna, 18 ans, demande l’aide médicale à mourir. La date qu’elle s’impose ne lui donne que quinze jours pour accomplir son souhait de revoir ses demi-sœurs avant de s’éteindre. Séparées par des événements liés à leur père commun, Eve et Eléonore se voient forcées de renouer avec Anna. La force de chacune se révèle à travers cette épopée qui leur demande de dépasser leurs peurs et leurs limites. En se laissant être perméables à la vie complexe de chacune des deux autres, elles trouveront une sororité au-delà des dissentiments face à leur père condamné pour viol.


À propos de Brigitte Poupart

Actrice, metteure en scène, scénariste et réalisatrice primée et reconnue, Brigitte Poupart signe avec Où vont les âmes son premier long métrage de fiction après avoir été, notamment, récompensée du Prix Jutra du meilleur documentaire en 2012 pour son film Over my dead body témoignant de la maladie du danseur Dave St-Pierre. Entourée de Gontran Chartré à la direction photo et de Colombe Raby à la conception artistique, Brigitte Poupart donne, dans Où vont les âmes, la parole aux femmes.


À propos du film

Produit par Étienne Hansez pour le compte de Bravo Charlie, avec la participation financière de la SODEC et Téléfilm Canada, Où vont les âmes est distribué au Canada par Axia Films. Dans le cadre de la 31e édition, cette fiction sera exceptionnellement éligible à deux compétitions distinctes : « Visages de la Francophonie » (sélection internationale) et « Films du Québec » (compétition nationale), ainsi qu’au Prix du Public Air Canada.

Le film sort le 14 novembre 2025 partout au Québec.

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=4LWzf0FfV1E


Info pratique

📅 Sortie en salle : 14 novembre 2025
🎬 Réalisation : Brigitte Poupart
📍 Distribution au Québec : Axia Films
🎟️ Billets CinéMania : https://festivalcinemania.ticketpro.ca
📌 Événement : Gala de la 31e édition – Théâtre Maisonneuve, PDA

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu

À lire aussi : Avant le crash : une finale déroutante

Lecture et films

28 ans plus tard ou le retour des contaminés de Danny Boyle

19 juin 2025

Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain, collaboratrice

Il y avait ce titre qui m’avait interpellée à l’époque :
28 jours plus tard.

Ce n’était pas à sa sortie au cinéma. Pourtant, j’étais une fan incontournable de Première (un magazine de cinéma français) et j’avais forcément lu un article dessus.

J’avais dû le trouver au vidéoclub, louer le DVD. Un autre temps. « À l’époque… », comme diraient mes enfants.

J’avais aimé tous les autres films de Danny Boyle que j’avais vus, surtout Trainspotting. Il y avait ce petit truc anglais qui me ravissait à chaque fois.

Évidemment, j’ai loué le film. J’ai vu la suite, 28 semaines plus tard, quand elle est sortie plus tard.

Alors quand ils ont annoncé 28 ans plus tard, c’était une évidence : je devais y aller.


Petit retour en arrière

28 jours plus tard, c’est l’histoire d’un virus inoculé à des singes en laboratoire pour travailler à un vaccin. Des activistes veulent les libérer — ce que je comprends tout à fait par rapport à la maltraitance animale, etc. Les avertissements du scientifique sont éludés… Et forcément, ça dérape. L’épidémie se répand.

Jim (Cillian Murphy) se réveille dans une chambre d’hôpital. Seul. Les lieux sont vides. L’établissement est désert.
Tout comme le Londres qu’il découvre ensuite. Il ne comprend pas. Trouve des rescapés comme lui. Ils se battent contre les contaminés. Connaissent les cauchemars, le désespoir… tout en essayant d’y croire.

Ce film, au-delà des « zombies » et de l’horreur, c’est un peu comme un voyage initiatique dans un monde pourri. C’est les amitiés qu’on trouve, mais aussi le mal inhérent à l’être humain, sa bêtise et sa violence.


28 semaines plus tard

Un mari et sa femme vivent retranchés avec d’autres survivants dans la campagne anglaise tandis que leurs enfants sont à l’étranger. L’attaque survient en même temps que l’horreur. Seul le mari, Don (Robert Carlyle), s’en sort…

Six mois plus tard, les contaminés sont morts de faim. Il n’y avait plus d’humains pour les nourrir… Plus rien pour propager la maladie. L’OTAN a créé une zone résidentielle avec des survivants dans le centre de Londres. Des civils sont rapatriés, dont les enfants de Don.

Et bien sûr, tout part en vrille.

Il y a toujours dans cet opus la terreur de l’épidémie qui plane, la peur qu’elle reprenne, que quelque chose se passe mal. Il y a des adolescents insouciants qui veulent retrouver leur vie. Il y a des mensonges. De ceux qui pourrissent la vie et qui, révélés au grand jour, détruisent tout.

Encore une fois, au-delà des contaminés, se tisse un drame bien humain.


Et maintenant… 28 ans plus tard

Me voilà donc à l’avant-première de 28 ans plus tard.
En anglais évidemment… (bon, clairement, avec leur accent tout à fait pourri de patate chaude dans la bouche, je n’ai pas tout compris. Heureusement que les images suffisaient quand des trucs m’échappaient).

Une longue file de cinéphiles ou de fans de la première heure devant nous, deux casquettes à l’effigie du film, une affiche et du popcorn plus tard, nous voici installés.


L’histoire

Des habitants d’une petite île reliée uniquement à la terre par une route immergée à marée haute survivent plutôt bien. Spike (Alfie Williams), 12 ans, y vit avec son père (Aaron Taylor-Johnson) et sa mère (Jodie Comer), qui a une mystérieuse maladie la forçant à rester alitée la plupart du temps. Bientôt, c’est le grand jour pour Spike : il va aller sur le continent. En compagnie de son père, il va découvrir les contaminés de plus près.

En 28 ans, ceux-ci ont évolué. Certains sont devenus des êtres rampants qui se nourrissent de ce qu’ils trouvent dans le sol. D’autres sont restés plus ou moins identiques aux premiers infectés, même s’ils semblent plus évolués. Ils ont même un chef qui leur donne des ordres à coups de grognements. Ce qui est dommage, c’est qu’on ne sait pas trop pourquoi…

Spike découvre la nature qui a repris ses droits. Sa grandeur et sa beauté. Mais les contaminés sont toujours là, et les ramènent, lui et son père, à la réalité.


La suite

De retour chez eux plus tard que prévu, ils participent à la fête organisée en l’honneur de Spike. Et encore une fois, comme toujours, pas besoin de contaminés pour que tout dérape. La vie se charge toute seule de réduire à néant les illusions de Spike.

Et que fait un adolescent de 12 ans quand son monde se brise? Des bêtises (pour ne pas dire un mot plus grossier).

Le film se divise en trois parties distinctes :

  • L’avant, sur l’île, où l’on découvre la vie des habitants et le départ de Spike.

  • Le moment où tout bascule : l’enfant se sent trahi, se rebelle.

  • Et enfin, l’après.

Cet après, je l’ai particulièrement aimé. Les plans sont magnifiques. Malgré l’horreur toujours présente, il y a la beauté, l’amour, la volonté d’arranger les choses à tout prix, la résilience… et la fin des illusions de l’enfance.


Mon avis

J’ai trouvé les acteurs vraiment bons, tous autant qu’ils sont. Mention spéciale pour Alfie Williams, Jodie Comer et Ralph Fiennes.

La photographie est magnifique. Certaines images sont poétiques, puis deviennent glaçantes quand les contaminés entrent dans le paysage (parfois, c’est beau quand même).

Alors oui, c’est violent et gore (mais moins que dans les premiers films). Oui, ça peut faire sursauter (ma voisine n’a pas arrêté). Donc si les films d’horreur ne sont pas à votre goût, n’y allez pas.

Le film ne révolutionne pas le genre, il continue plutôt sur la lancée. D’ailleurs, si jamais vous n’avez pas vu les premiers, franchement, ça ne pose pas de problème. Il n’y a pas de rappel et l’histoire est différente. Mais je vous les conseille quand même. Ils faisaient d’ailleurs bien plus « peur ».

On peut reprocher à l’intrigue d’être un peu brouillonne par moments et j’aurais voulu en savoir plus sur l’évolution des contaminés.

Mais, en tant que grande fan de films tristes, j’ai aimé le drame familial, le fait que Boyle parle du choix de mourir, la beauté tout autant que la violence de la nature, le memento mori. Et même s’il m’a manqué le thème original des deux premiers opus, la bande-son est vraiment bonne.

Et j’étais ravie de découvrir un nouveau film de Danny Boyle!

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