
Un texte de Renée Charpentier, rédactrice
Une famille, des souvenirs… et quelques non-dits
Et si une simple fête de famille faisait surgir ce qui se cache derrière les sourires et les photos de groupe? C’est le pari de 24 poses (portraits), de Serge Boucher.
La pièce donnera le coup d’envoi à la saison 2026-2027 de Duceppe.
Créée en 1999, cette comédie dramatique a marqué la dramaturgie québécoise. Son réalisme et ses dialogues percutants ont rapidement séduit le public.
Plus de 25 ans après sa création, l’œuvre revient sur scène. Cette nouvelle production réunit une distribution étoile.
Du 2 septembre au 3 octobre 2026, le public pourra retrouver la famille Dubé. Les représentations auront lieu au Théâtre Jean-Duceppe de la Place des Arts, à Montréal.
Guylaine Tremblay à l’origine du projet
Cette nouvelle production est née d’une idée de Guylaine Tremblay. L’actrice avait interprété Carole lors de la création de la pièce en 1999. Alors qu’elle travaillait sur Janette, elle a proposé de revisiter l’œuvre chez Duceppe.
Cette fois, elle souhaitait toutefois changer de rôle et incarner Claire, la mère de famille.
L’idée a séduit Jean-Simon Traversy, metteur en scène de Janette et codirecteur artistique de Duceppe. Pour porter cette nouvelle lecture de l’œuvre, le choix s’est arrêté sur Édith Patenaude, qui en signe la mise en scène.
Pour interpréter le père, la metteuse en scène a choisi Martin Drainville, avec qui elle avait déjà travaillé dans Gaz Bar Blues en 2023.
Une distribution qui promet des étincelles
Autour de Guylaine Tremblay et Martin Drainville, Édith Patenaude a réuni Émilie Bibeau, Marc Beaupré, Frédéric Blanchette, Gabriel Favreau, Myriam Fournier et Benoit Mauffette.
Cette distribution a notamment été choisie pour sa capacité à donner vie au langage très réaliste et rythmé de Serge Boucher. Car dans 24 poses (portraits), les personnages parlent beaucoup — parfois tous en même temps — et les répliques banales peuvent rapidement prendre une tout autre dimension.
Le résultat? Une famille attachante, imparfaite et profondément québécoise, où l’humour côtoie constamment une tension dramatique qui ne demande qu’à émerger.
Une fête de famille qui cache bien son jeu
L’histoire commence un jour de fête. Richard célèbre ses 40 ans, et toute la famille Dubé se retrouve dans la cour arrière de son bungalow.
Au programme : nouvelle tondeuse à gazon, chips, nappe de plastique, anecdotes maintes fois racontées et plaisanteries qui tombent parfois à plat. On ressort même le Kodak pour immortaliser le moment — avec la tondeuse, bien entendu.
Nicole s’affaire, André raconte ses jokes, Carole étrenne sa nouvelle robe et les souvenirs familiaux s’enchaînent. Les conversations se croisent, les petites frustrations remontent et chacun semble avoir quelque chose à dire.
Mais derrière ce joyeux brouhaha se dessine peu à peu un drame.
C’est justement cette capacité à faire cohabiter le comique et le tragique qui donne à la pièce toute sa force. À travers les Dubé, Serge Boucher dresse le portrait d’une famille québécoise familière : une famille où l’on s’aime, où l’on se connaît parfois trop bien et où certains sujets restent soigneusement sous silence.
Informations pratiques
- Dates : du 2 septembre au 3 octobre 2026
- Lieu : Théâtre Duceppe, Place des Arts, Montréal
- Billeterie : Duceppe
Une famille qui pourrait être la nôtre
Avec 24 poses (portraits), Duceppe mise sur une œuvre qui sait faire rire tout en observant avec finesse les petits travers, les habitudes et les silences de nos familles.
Une tondeuse neuve, quelques chips, une vieille anecdote et beaucoup de conversations pourraient-ils suffire à raconter toute une famille?
Et vous, quelle part de votre propre famille retrouveriez-vous dans les Dubé?
Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.
À lire : Bruno Pelletier. 3 et moi