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Meve et cie

Un blogue sur les dernières tendances par Marie-Eve Lanthier

Lecture et films

Pour en finir avec l’école à trois vitesses : et si on repensait l’école pour tous?

29 août 2026

Un texte de Virginie Jullien-Burdin, rédactrice

Dans Pour en finir avec l’école à trois vitesses, Anne-Marie Boucher s’intéresse à une question qui touche directement de nombreuses familles québécoises : comment en sommes-nous arrivés à un système scolaire où les élèves n’évoluent pas tous dans les mêmes conditions?

Mêlant enquête sociologique, témoignages et réflexion personnelle, l’autrice se penche sur la concurrence entre les écoles secondaires privées, les écoles publiques et les programmes pédagogiques particuliers. Dans ce marché scolaire nourri par la sélection, les palmarès et la pression parentale, elle met en lumière les mécanismes qui, selon elle, contribuent à accentuer les inégalités entre les élèves.

Au-delà du constat qu’elle dresse, l’autrice propose aussi une voie pour l’avenir : celle d’un réseau scolaire commun misant sur une formation de qualité pour tous les enfants.

Comment en sommes-nous arrivés là?

J’ai aimé dans cet essai toute la partie qui permet de comprendre comment le système scolaire québécois en est arrivé là.

En tant que Française (et mère de 3 enfants) vivant au Québec, je connaissais évidemment certaines réalités du système scolaire québécois, mais je n’en connaissais pas l’histoire et les différents choix qui ont contribué à façonner le réseau que nous connaissons aujourd’hui. L’essai permet de mieux comprendre comment se sont développés les différents parcours scolaires et comment la concurrence entre les établissements, les programmes particuliers et le réseau privé a progressivement pris une place importante.

Écoles privées, programmes pédagogiques particuliers, établissements publics réguliers… les possibilités sont nombreuses et peuvent donner l’impression d’offrir davantage de choix aux familles.

Mais derrière cette apparente diversité se trouve une question beaucoup plus complexe : que se passe-t-il lorsque tous les enfants n’ont pas accès aux mêmes possibilités?

Quand la réussite devient une compétition

Palmarès, examens d’admission, programmes particuliers, réputation des établissements… tout semble contribuer à une course vers les écoles considérées comme les meilleures.

En tant que parents, cela peut créer une pression importante. La peur de ne pas offrir suffisamment à son enfant, de faire le mauvais choix ou de le voir prendre du retard peut rapidement entrer en jeu. On veut évidemment ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. On cherche un environnement dans lequel ils pourront s’épanouir, apprendre, développer leurs talents et avoir toutes les chances possibles de réussir.

Et pour les élèves, cette pression n’est pas sans conséquences.

Anne-Marie Boucher met notamment en lumière les effets de cette sélection sur la ségrégation scolaire, le décrochage et la pression vécue par le personnel enseignant. Lorsque les élèves les plus favorisés ou ceux qui répondent le mieux aux critères de sélection se retrouvent concentrés dans certains établissements ou programmes, les écarts entre les milieux scolaires peuvent se creuser davantage.

Le problème dépasse donc largement la question de savoir si une école est « meilleure » qu’une autre.

Il est question de justice, d’égalité des chances et de cohésion sociale.

école à trois vitesses - citation

Un plaidoyer pour une école commune

Après avoir exploré les mécanismes qui contribuent à cette école à plusieurs vitesses, Anne-Marie Boucher propose une autre façon de penser l’école : un réseau scolaire commun, dans lequel tous les enfants pourraient bénéficier d’une formation de qualité, sans que la sélection contribue à créer des écarts toujours plus importants.

Cette proposition amène forcément à réfléchir à notre propre rapport à l’école.

Comme parent, il est normal de vouloir trouver le meilleur environnement possible pour son enfant. Et on peut facilement se retrouver dans une logique individuelle. Alors, ce livre pousse à regarder la situation avec une perspective plus large : est-ce réellement possible d’améliorer l’école pour tous si chacun cherche individuellement à s’en sortir?

En nous invitant à faire un pas de côté, l’autrice nous amène à réfléchir au monde que nous voulons construire pour nos enfants, mais aussi à ce que nous voulons pour l’ensemble des enfants. Est-il réellement possible de construire une école plus juste si chacun cherche avant tout à trouver une façon de sortir son propre enfant du système?

Une réflexion qui dépasse largement l’école

Ce n’est pas un livre qui cherche à culpabiliser les parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants. Il invite plutôt à regarder le système dans lequel nous faisons ces choix et à nous demander s’il est possible de faire autrement.

Parce que la question n’est finalement pas seulement « quelle école est la meilleure pour mon enfant? » mais : « quelle société voulons-nous construire avec eux et pour eux? »

Pour en finir avec l’école à trois vitesses est un essai engagé et particulièrement intéressant pour quiconque s’intéresse à l’éducation au Québec.

J’ai aimé découvrir ces personnes passionnées qui continuent de croire qu’il est possible de faire évoluer l’école pour le bien-être des enfants.

Parce qu’une école plus juste, ce n’est pas seulement une question d’éducation.

C’est aussi une façon de préparer les citoyens et citoyennes de demain à vivre ensemble dans une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire.

Et ça, c’est une réflexion qui mérite largement qu’on s’y attarde!


Informations pratiques – Pour en finir avec l’école à trois vitesses

📖  Titre : Pour en finir avec l’école à trois vitesses : Plaidoyer pour un réseau scolaire commun
✍️ Autrice : Anne-Marie Boucher
📚 Genre : Essai
🏫 Sujet : Éducation, système scolaire québécois, inégalités scolaires
📖 Éditeur : Québec Amérique

 


Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire aussi : Le revers de la médaille de Laurent Castaignède : comprendre le vrai coût caché du sport

Lecture et films, Sports et mieux-être

Le revers de la médaille de Laurent Castaignède : comprendre le vrai coût caché du sport

13 juillet 2026

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Un texte de Virginie Jullien-Burdin, rédactrice

Je ne m’étais jamais vraiment demandé ce qu’il y avait derrière l’industrie sportive, au-delà de la performance, des équipements ou du plaisir de bouger. J’aime courir, marcher, passer du temps dehors et relever de nouveaux défis! Comme beaucoup, j’ai toujours associé la pratique sportive à quelque chose de positif : la santé, le bien-être, le dépassement de soi.

Avec Le revers de la médaille, Laurent Castaignède invite à regarder cette réalité sous un autre angle. Un regard critique, certes, mais surtout conscient des impacts qui se cachent derrière notre façon de pratiquer le sport et de le consommer.

Un autre regard sur le sport

L’objectif de ce livre n’est pas de remettre en question les bienfaits d’une pratique sportive. L’auteur s’intéresse plutôt à tout ce qui gravite autour : les vêtements techniques, les chaussures que l’on remplace parfois trop vite, les montres connectées, les grands événements sportifs, les déplacements, les infrastructures…

À travers un prisme différent, on est amené à réaliser que le sport est aussi une industrie, avec son lot de ressources consommées et d’impacts environnementaux.

Mais, Laurent Castaignède ne cherche pas à culpabiliser le lecteur. Il expose des faits, des chiffres et des exemples, nous invitant à prendre du recul et à réfléchir à nos habitudes de consommation.

 

Le revers de la médaille : L'empreinte environnementale du sport

Un livre pour questionner nos habitudes de consommation

À chaque chapitre, on se questionne… Ai-je vraiment besoin de renouveler mon équipement de course?  Ai-je vraiment besoin de ce nouveau short? Est-ce que je peux faire durer mes chaussures un peu plus longtemps? Est-il possible de continuer à profiter du sport tout en réduisant son impact?

L’objectif du livre n’est pas de fournir des réponses toutes faites, mais plutôt d’ouvrir la porte à une réflexion et c’est vraiment ce que j’ai aimé!

Bouger autrement, sans renoncer au sport

Et puis, l’auteur ne tombe jamais dans le jugement. Il ne dit pas qu’il faut arrêter de courir ou de pratiquer son activité sportive favorite. Il nous invite à être plus conscients de nos choix et de leurs conséquences.

Au fond, ce livre nous lance un nouveau défi : celui de continuer à bouger, à se dépasser et à prendre du plaisir, tout en cherchant à consommer de façon plus responsable!

 


Infos pratiques

📘 Titre : Le revers de la médaille
✍️ Auteur : Laurent Castaignède
🏢 Éditeur : Éditions Ecosociété
💰 Prix : 27$
📖 Genre : Essai

 


Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

À lire aussi : Objectif sommeil : le mode d’emploi pour mieux dormir de Brigitte Langevin

Lecture et films

La violence en spectacle – Et si punir n’était pas protéger?

25 juin 2026

Couverture de l’essai La violence en spectacle d’Elsa Deck Marsault

Un texte de Pascale Lafrance, collaboratrice

Plus de lois. Plus de sanctions. Plus de « sécurité ».
Vraiment?

Dans La violence en spectacle, Elsa Deck Marsault s’attaque à un réflexe devenu presque automatique : s’en remettre à l’État pour répondre aux violences. Et elle vise juste.

L’illusion sécuritaire

Depuis #MeToo, on parle d’un éveil. C’est vrai.
Mais quelque chose s’est aussi déplacé.

Peu à peu, la lutte s’est recentrée sur la protection des victimes, jusqu’à devenir dépendante d’institutions punitives. Résultat? La violence est individualisée, dépolitisée. Et, trop souvent, celles qu’on veut protéger se retrouvent coincées dans des mécanismes qui les dépassent.

Punir ne règle pas tout.

Un virage carcéral

Elsa Deck Marsault met en lumière un glissement net :
d’un féminisme radical, collectif vers une approche punitive et sécuritaire.

Un virage qui repose sur des structures déjà marquées par le contrôle et la répression. Bref, on combat le feu… avec le feu. Et en chemin, on dilue une partie du projet politique.

Repenser la réponse

Et si la solution était ailleurs? L’autrice propose une voie exigeante, mais essentielle :
• sortir du réflexe punitif
• miser sur le soin, l’entraide, la solidarité
• penser la violence comme un processus collectif à transformer

Inspirée par la justice transformatrice, cette approche demande de revisiter nos réflexes, d’accueillir le conflit, d’accepter l’inconfort. Ce n’est pas simple. Mais c’est nécessaire.

Elsa Deck Marsault, auteure de La violence en spectacle
Elsa Deck Marsault, autrice – La violence en spectacle

Une voix qui dérange (et fait avancer)

Autrice et militante féministe, Elsa Deck Marsault est aussi cofondatrice du collectif Fracas. Sur le terrain, elle accompagne des groupes communautaires dans la gestion des conflits et des violences autrement, sans passer par les logiques punitives classiques.

Son travail, ancré dans une perspective queer et féministe, s’appuie sur des pratiques de justice transformatrice. Avec cet essai, comme avec Faire justice, elle livre une réflexion lucide, ancrée dans le réel, qui bouscule… et ouvre.

Un électrochoc nécessaire

Ce livre dérange.
Il force à ralentir, à réfléchir autrement, à douter.
Mais surtout, il ramène une question au centre :
à quoi sert et doit servir le féminisme aujourd’hui?

Infos pratiques – La violence en spectacle

Titre : La violence en spectacle – Féminisme, État punitif et figure de la victime
Autrice : Elsa Deck Marsault
Type : Essai
Disponible chez : Les libraires • Renaud Bray • Archambault • Amazon 

Pourquoi le lire : Pour sortir du réflexe punitif, repenser la justice et redonner toute sa portée collective au féminisme.

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.

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