
Un texte de Meve Lanthier, rédactrice en chef
Parlons vrai : pourquoi la ménopause est-elle encore un tabou au Québec?
Octobre s’installe avec ses couleurs d’automne, son air vivifiant et son café chaud entre les mains. Mais c’est aussi le Mois de la sensibilisation à la ménopause, un rendez-vous annuel qu’on ne peut tout simplement plus balayer sous le tapis. Parce que soyons honnêtes deux minutes : la moitié de la population va vivre cette étape un jour ou l’autre. Alors, pourquoi a-t-on encore l’impression de chuchoter quand vient le temps d’en jaser?
Trop souvent, la périménopause et la ménopause restent entourées d’un silence pesant. Bien des femmes traversent cette transition en silence, avec le sentiment d’être laissées à elles-mêmes au travail comme à la maison. Un coup d’œil aux données récentes nous confirme rapidement qu’il est grand temps de changer les choses.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Un sondage mené auprès de 1 200 Québécoises par la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes met en lumière un fossé évident entre ce que les femmes ressentent et l’aide qu’elles reçoivent :
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68 % des Québécoises ont déjà ressenti des symptômes associés à la ménopause, mais moins de la moitié (43 %) en ont glissé mot à un professionnel de la santé.
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Près de deux femmes sur trois (65 %) font face à des symptômes modérés à sévères, et le quart d’entre elles se sentent fortement limitées au quotidien.
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Plus de la moitié (57 %) préfèrent attendre patiemment ou chercher des pistes sur le Web plutôt que de prendre rendez-vous en clinique.
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À peine 8 % des répondantes considèrent la prise en charge de leur santé hormonale comme étant très positive au sein de notre système de santé.
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Enfin, 80 % des Québécoises réclament un meilleur soutien dans leur milieu professionnel pour traverser ces années plus sereinement.
Bien au-delà des simples bouffées de chaleur
Dans l’imaginaire collectif, la ménopause rime presque toujours avec ventilateur de chevet et chaleurs subites. Pourtant, la réalité est nettement plus nuancée et invisible. Selon le sondage, les manifestations les plus courantes touchent directement le moral et l’énergie :
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Les sautes d’humeur imprévisibles (72 %)
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La fatigue tenace qui ne part pas après une nuit de sommeil (71 %)
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L’anxiété ou le sentiment d’irritabilité à fleur de peau (65 %)
Quand la charge mentale habituelle se mélange aux variations d’hormones, c’est facile de se sentir dépassée, voire incomprise par ses proches ou ses collègues. D’où l’importance de normaliser ces discussions, de nommer les choses telles qu’elles sont et de rappeler que non, vous n’êtes pas en train d’imaginer des scénarios : votre corps vit une métamorphose bien réelle.
Prendre soin de soi durant cette période, c’est d’abord cesser de minimiser ce que l’on ressent. En s’outillant convenablement et en ouvrant le dialogue avec notre entourage, on transforme une période parfois isolante en une étape de vie pleinement assumée.
Informations pratiques
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Où chercher de l’aide médicale : N’hésitez pas à aborder le sujet directement avec votre médecin de famille, votre infirmière praticienne spécialisée (IPS) ou votre pharmacien communautaire. Plusieurs pharmaciens peuvent répondre à vos questions sur les options de soulagement disponibles.
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Ressources et écoute : Consultez le site officiel de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) via leur plateforme éducative consacrée à la ménopause (menopauseandu.ca) pour obtenir des données médicales fiables et vulgarisées.
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Au boulot : Renseignez-vous auprès de votre département des ressources humaines sur les programmes d’aide aux employés (PAE) ou les politiques d’aménagements flexibles (télétravail, gestion de la température, horaires adaptés).
Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu
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