
Un texte de Lisa-Margery Hernandez-Balmain
Les femmes Stranger de Katherena Vermette, autrice métisse de Winnipeg et récompensée par de nombreux prix (dont celui du Gouverneur général) vient de sortir au format poche aux éditions Québec Amérique et il vaut le détour. Mais attention, c’est un livre dur et sans concession sur la condition des métis au Canada.
Une fresque familiale et communautaire
Nous plongeons dans l’histoire complexe de la famille Stranger, famille métisse vivant à Winnipeg. En suivant Phoenix, Cedar-Sage, Elsie et Margaret, filles, mère et grand-mère, on entre dans le quotidien d’une communauté entière.
Si vous aimez les livres où tout est rose, passez votre chemin parce que ce n’est pas le cas ici. La vie des métis y est dépeinte sans fard, entre dynamiques internes et relation au contexte social et historique du Canada.
En alternant différents points de vue pour chacune des femmes que nous suivons – d’ailleurs, chapeau à l’autrice qui donne une voix particulière à chacune de ses protagonistes – on découvre tour à tour la prison, les familles d’accueil, la drogue ou la violence et la tristesse inhérente à l’histoire des peuples des Premières Nations.
La question de l’identité et de l’appartenance
Un thème central du livre est la quête d’identité, particulièrement dans le contexte des peuples autochtones et métis au Canada. Les héroïnes naviguent entre deux mondes, cherchant à comprendre qui elles sont et où elles se situent. Le roman nous amène à réfléchir sur les enjeux liés à la colonisation, à la perte culturelle et à la résilience et nous montre comment l’histoire familiale est indissociable de l’histoire collective, comment la mémoire des ancêtres continue d’influencer le présent des personnages.
La force des liens féminins
Qui sont les femmes Stranger? Phoenix d’abord vu que le livre commence avec elle. Elle est en prison un crime grave alors qu’elle vient d’accoucher. Puis Cedar-Sage, sa sœur, trimballée de famille d’accueil en famille d’accueil et qui va partir vivre chez son père. Elsie, leur mère, esclave de ses dépendances et qui rêve de réunir sa famille. Margaret, sa mère, enfermée dans la rancœur et étouffée par son environnement.
Les relations intergénérationnelles sont complexes et très bien décrites. Il est question de jalousie, de sacrifice, de maternité et tout ce qui peut aller avec. Il est question d’une vie difficile et avec peu d’espoir d’amélioration.
Conclusion
Les femmes Stranger est une œuvre touchante et profondément humaine qui offre un regard poignant sur les réalités des communautés autochtones et métisses.
J’ai eu du mal à m’attacher à certaines de ces femmes tant elles sont bien décrites (j’avais envie de les secouer parfois comme un prunier), mais chacune est extrêmement touchante. Au fil des pages, on attend qu’elles s’en sortent, on voudrait qu’un rayon de soleil traverse le ciel uniformément gris foncé de leur existence. Mais est-ce que ça sera le cas?
Infos pratiques – Les femmes Stranger
Éditeur : Québec Amérique (poche)
Autrice : Katherena Vermette
Date de parution : 12/05/2026
Prix : 22,95$
Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.
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