Un texte de Pascale Lafrance, collaboratrice
Et si la mémoire devenait le point de départ d’un véritable voyage scénique ?
En mars prochain, Les vulnérables s’installe à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier pour une série de représentations du 10 au 28 mars 2026. Portée par la compagnie Singulier Pluriel, cette nouvelle création promet un théâtre audacieux, vibrant, à la croisée du cirque, du cabaret berlinois et du thriller politique.
Un spectacle qui intrigue déjà par son ambition et sa poésie assumée.
Une quête entre Buenos Aires et Montréal
Tout commence à Buenos Aires. Cecilia perd la mémoire de son enfance. Avant que son fils Emilio ne l’interne, elle lui lance une mission : retrouver son accordéon. « Mon passé est dans mon instrument », lui dit-elle.
Ce mandat mène Emilio jusqu’à Montréal, près du métro Lionel-Groulx, où il croise la route d’Estelle Béliveau, ancienne reine de cabaret devenue directrice d’un refuge pour comédiens oubliés.
À travers ce parcours entre le Sud et le Nord, Les vulnérables tisse une histoire où l’intime rencontre le politique, où les trajectoires personnelles dialoguent avec l’histoire des Amériques.
Un théâtre qui mélange les formes… et les émotions
La proposition artistique attire l’attention : musique, objets marionnettiques, atmosphère fantomatique, esthétique récup’ inspirée de l’artiste argentin Antonio Berni… On annonce un univers scénique riche et inventif.
La composition musicale de Michel Smith, influencée par Luciano Berio et Oscar Piazzolla, promet d’accompagner l’intrigue comme une bande sonore de film noir, soutenant tension et émotion.
À la mise en scène, Ximena Ferrer insuffle une sensibilité, où le corps, la mémoire et la parole deviennent des actes de résistance.

Crédit: Camille Tellier
Une équipe qui donne envie d’y être
La pièce est signée Julie Vincent, figure marquante du paysage théâtral québécois, qui partage aussi la scène avec Guillaume Champoux et Víctor Cuéllar. Les trois interprètes endossent plusieurs rôles, donnant à cette fable contemporaine une dimension chorale et mouvante.
Cette dixième production de Singulier Pluriel s’inscrit dans une démarche profondément humaine, une signature artistique qui ne laisse jamais indifférent.
Pourquoi mettre Les vulnérables à ton agenda ?
Parce que ce type de spectacle ne se contente pas de raconter une histoire. Il ouvre des conversations.
Parce qu’il parle de mémoire, d’exil et de solidarité
Parce qu’il ose mélanger les esthétiques.
Et surtout, parce qu’en mars, on a toujours envie d’un théâtre qui réchauffe, qui questionne et qui rassemble.
Infos pratiques – Les vulnérables
📍 Salle Fred-Barry – Théâtre Denise-Pelletier
📅 Du 10 au 28 mars 2026
🎟️ Détails et billetterie
Si tu cherches une sortie culturelle qui allie poésie, engagement et intensité scénique, Les vulnérables pourrait bien être l’un des rendez-vous théâtraux marquants du printemps.
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Critique du 10 mars 2026

Les vulnérables, texte et interprétation de Julie Vincent, propose une véritable célébration de la créativité théâtrale. La pièce assume pleinement les codes du genre : quatrième mur qui s’effrite, apartés complices, décors minimalistes qui se transforment sous nos yeux… révélant les rouages mêmes de la représentation. Peu à peu, le public – ce « courageux public » apostrophé avec humour – est convié à faire partie du jeu.
Les objets se métamorphosent sous nos yeux. Des costumes et des marionnettes prennent vie et s’imposent comme de véritables partenaires de scène. L’éclairage, filtré et vaporeux, accentue ce monde imaginaire, comme suspendue entre le rêve et la mémoire.
Portée par la présence captivante et charismatique de Julie Vincent, admirablement entourée de Guillaume Champoux et Víctor Cuéllar, la pièce rappelle que le théâtre reste avant tout un art profondément vivant. C’est précisément pour cette raison que l’on gagne à aller voir Les vulnérables : pour redécouvrir l’essence même de la scène, sa magie, celle qui naît du simple fait d’être là, ensemble.
Et la création elle-même se charge de nous rappeler à quel point cette essence est menacée : en fin de spectacle, l’autrice évoque avec franchise les défis économiques et le manque de soutien institutionnel qui fragilisent cet art. Une invitation à mesurer toute la valeur du théâtre, cet espace unique où se vivent et se révèlent des zones d’humanité que nul autre médium ne peut offrir avec autant d’intensité.

Note : La mise en page de ce texte a été générée à l’aide de l’intelligence artificielle afin d’optimiser la structure et la lisibilité du contenu.
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